Faits divers L’ex-braqueur de transports de fonds signe Tueurs, son premier long-métrage.

Le cheveu blond a tendance à grisonner et les joues sont moins creusées qu’à l’époque où nous l’avions rencontré, pour une interview, dans l’enceinte glauque de la prison de Namur. Sa détermination, elle, est parfaitement intacte. À 47 ans, François Troukens a vécu plusieurs vies, embrassé plusieurs métiers, esquivé bien des occasions de retomber dans ce milieu du grand banditisme, où il s’est forgé une peu flatteuse renommée et qui lui a valu de nombreuses années d’emprisonnement et de cavale.

"Un jour, je ferai une BD, j’écrirai un livre, et je réaliserai un film", martelait-il déjà alors qu’il croupissait derrière les barreaux.

Aujourd’hui, il a tenu ses promesses. Le Brabançon wallon court les plateaux de télévision. Sa promo est triple, avec les sorties coup sur coup de son autobiographie, Armé de résilience, d’une BD, Forban, et de Tueurs, en salle dès ce mercredi 6 décembre. Comme si cela ne suffisait pas, l’actualité récente liée à l’enquête sur les Tueurs du Brabant a donné un coup de projecteur supplémentaire sur le film, qui s’inspire notamment des massacres du début des années 1980. Rencontre.