Faits divers Georges Kin, victime des attentats, reçoit la "proposition finale" des assurances.

Georges Kin, qui se trouvait le 22 mars dans le wagon ciblé par l’attentat du métro Maelbeek et a eu la chance d’en réchapper par miracle, a reçu de l’assureur Ethias un courrier dont la lecture l’a dépité.

Seize mois après les attentats, l’assureur de la Stib lui demande d’acquiescer au rapport du médecin-conseil qui consolide à 7 % son incapacité permanente, et à 3 % la "répercussion ménagère permanente endurée".

Ce sont ces taux de 3 et 7 % qui font réagir le septuagénaire miraculé du wagon 2.

Georges Kin, 75 ans , se plaint toujours de l’état de ses mains qui ne supportent plus le moindre froid et deviennent souffrance quand les températures tombent sous les 7 à 8 degrés. "Les peaux du dessus des mains sont si fines que je ressens très vite la même douleur que s’il faisait moins dix ou moins quinze."

Quand l’expert évalue l’incapacité ménagère à 3 %, Georges Kin réagit : "On voit bien que ce ne sont pas les siennes. C’est toujours moins grave quand ce sont les autres qui ont mal."

Les mains sont une chose. D’autre part, Georges Kin souffre, depuis les attentats, d’une surdité qui s’est certes atténuée - grâce à une greffe de tympan - mais est loin d’avoir disparu.

"À plusieurs dans une pièce, je ne distingue plus qui dit quoi. Je perds le fil de la conversation."

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