Faits divers Le Villersois avait tué sa femme à coups de couteau et blessé sa belle-mère

Ce lundi, la cour d’assises du Brabant wallon désignera les douze jurés qui, dès jeudi, se pencheront sur le dossier d’Hassen Ben Ammar. Cet habitant de Villers-la-Ville, né en Tunisie en 1983, a tué son épouse Delphine Purnelle dans la soirée du dimanche 19 janvier 2014. L’homme avait également, ce soir-là, porté plusieurs coups de couteau à sa belle-mère, avant d’appeler lui-même les secours.

Durant une dizaine de jours, la cour d’assises du Brabant wallon planchera sur ce dossier de différend conjugal qui a tourné au drame, sur fond de rancœur et de consommation de stupéfiants. Parce que c’est le principal reproche que l’accusé a exprimé à l’égard de la mère de son fils, lorsqu’il a été entendu par les enquêteurs : il ne supportait pas qu’elle continue à fumer du cannabis, et avait d’ailleurs déjà dénoncé lui-même cette situation à la police locale…

Quoi qu’il en soit, au moment des faits, Delphine Purnelle, née en 1977, avait annoncé à son mari qu’elle comptait le quitter. Elle avait d’ailleurs consulté un avocat pour gérer ce divorce annoncé. Et les disputes étaient fréquentes au sein du couple…

La victime avait fait la connaissance de l’accusé en 2008, lors de vacances en Tunisie. Ils se sont mariés dans ce pays en juin 2011, et Hassen Ben Ammar est ensuite venu en Belgique. L’entente entre eux s’est rapidement dégradée, malgré la naissance d’un enfant en novembre 2012. Cet enfant était présent lors de la dispute fatale. Détail terrible : alors que sa mère était décédée dans le living, frappée de deux coups de couteau à l’abdomen, le petit s’est approché d’elle et a marché dans le sang qui s’échappait de sa mère. L’accusé l’a ensuite pris dans ses bras, et l’a remis calmement aux policiers lorsqu’il a été interpellé.

Après avoir tué sa femme, Hassen Ben Ammar a aussi porté plusieurs coups de couteau à la mère de celle-ci, qui avait été alertée par les cris de sa fille et était arrivée avec une raclette pour se protéger. Grièvement blessée, elle a survécu.

V. F.