Faits divers

Le tribunal correctionnel de Liège a prononcé lundi des peines allant de 80 heures de travail à 30 mois de prison ferme contre huit personnes qui avaient été impliquées dans un dossier d'escroqueries, de fraude informatique, de faux et de blanchiment d'argent. 

Les prévenus avaient développé un mécanisme destiné à cacher l'origine de fonds illicites provenant d'Allemagne. L'affaire avait été découverte le 19 septembre 2014 dans un bureau liégeois de la Banque de la poste. Le compte d'une cliente avait été bloqué à la suite de différents virements suspects trouvant leur origine en Allemagne. La cliente avait été interceptée alors qu'elle tentait de retirer de l'argent de son compte.

L'enquête avait démontré que cette cliente avait participé à un blanchiment d'argent opéré par une association de malfaiteurs. Elle avait accepté de prêter son compte en banque afin de recevoir des fonds d'origine occulte. Il s'agissait d'argent obtenu par le biais de faux virements au préjudice de victimes allemandes.

Des sommes allant de 5.000 euros à 7.000 euros avaient ainsi été obtenues par un mécanisme d'escroquerie opéré au moyen d'une fraude informatique. En tout, huit personnes avaient été confondues mais seules deux dames, ayant prêté leur compte pour rapatrier les fonds en échange d'une commission de 10%, avaient comparu pour répondre des faits.

Contre ces deux prévenues, le tribunal a prononcé des peines de 80 et de 180 heures de travail. Contre les autres prévenus, le tribunal a prononcé par défaut des peines allant de 12 mois à 30 mois de prison ainsi que des amendes de 600 et 900 euros.