Faits divers Des rapports psychiatriques exclusifs: "Idées noires, état dépressif sévère. Nous ne notons aucune amélioration."

Au physique, Michael, 42 ans, n’a pas été blessé. Rien. Employé à Brussels Airport, il a échappé aux explosions. Il était à l’abri, dans un local situé dans le hall des départs. Mais il a vu, dans les fumées et les odeurs de brûlé, les corps gisant sur le sol, et entendu les cris.

Il en est à son septième neuropsychiatre. Et tous relèvent "sa grande volonté de s’en sortir". Il n’a pourtant aujourd’hui toujours pas repris le travail : "État de stress post-traumatique avec ampleur anxio-dépressive sévère."

Et Michael s’en est sorti sans une égratignure. Que dire alors des autres ?

Quand ses premiers thérapeutes l’examinent en septembre 2016, les attentats datent de six mois : "Nous ne notons aucune amélioration. Méfiance vis-à-vis du monde extérieur, peur d’un nouvel attentat, il ne sort de chez lui qu’accompagné de quelqu’un."

Deux mois plus tard, novembre 2016 : "Peu d’amélioration. […] Les attentats se déroulant dans le monde ravivent continuellement l’événement traumatique et les symptômes qui en découlent."

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