Faits divers

La cour d’appel de Liège a examiné une agression particulièrement sordide, non seulement par la violence déployée par Saïd, 22 ans, mais surtout vu la précarité dans laquelle vivait déjà la victime.

Léon, 80 ans, travaillait dans une petite épicerie de Namur pour arrondir sa maigre pension. Le retraité, domicilié à la Côte, vit toute la semaine dans les deux pièces étroites qui constituent son magasin de quartier. Il se rendait dans la grande surface la plus proche pour constituer son maigre stock.

Pour se nourrir, le petit commerçant utilisait deux minuscules réchauds. Les pièces sont tellement exiguës que l’on a du mal à s’imaginer comment l’octogénaire peut y vivre et y dormir.

Malgré tout, Léon travaillait de 5h du matin à minuit… Le 20 février dernier, Saïd a demandé à sa petite amie mineure d’âge de se rendre en éclaireur dans le commerce.

La jeune fille a vérifié que personne d’autre ne se trouvait dans les lieux.

Dès qu’elle est sortie, Saïd, muni d’une cagoule, est violemment rentré dans le commerce. L’agresseur a empoigné l’octogénaire et l’a fait tomber au sol.

La petite crapule a maintenu la victime au sol en lui appuyant le pied sur le dos, mais aussi sur la tête du malheureux.

Pendant ce temps, la jeune fille mineure volait 150 €, de l’alcool et du tabac…

Saïd, qui a de nombreux antécédents judiciaires de vols avec violence, a refusé de venir s’expliquer devant la cour d’appel de Liège. Le parquet général a souligné le fait que Léon avait cru mourir lors de cette agression. Le parquet général a requis une peine de 5 ans de prison. La défense a plaidé la clémence.