Faits divers

Le violeur est condamné à 6 ans fermes. L’adolescente se sent coupable pour les abus qu’elle a subis

BRUXELLES Le 9 juillet 2004, une adolescente s’est présentée à la police pour déposer plainte contre le compagnon de sa mère, Jean N.W., âgé aujourd’hui de 57 ans.

Elle a déclaré que ce dernier a commencé à la violer en 2002, quand elle allait avoir 15 ans. Depuis, les abus n’ont plus cessé, jusqu’au mois de juin 2004. Le prévenu répétait souvent qu’il l’aimait “à la folie” .

La plupart des faits se sont déroulés au domicile familial. La victime s’est rappelée aussi qu’un jour, le prévenu l’avait emmenée “en balade à la campagne” et qu’il s’était arrêté dans un motel pour commettre à nouveau les abus les plus graves. Mais le premier souvenir des viols est le plus atroce. Elle s’en souvient bien, parce que c’était la veille de son anniversaire, en août 2002. Sans prévenir, Jean N.W. est arrivé à la maison avec des hamburgers et du coca achetés au Quick, sachant qu’elle était seule à la maison. Le coca avait un goût bizarre, se rappelle-t-elle, et sa tête a commencé à tourner. Elle s’est sentie “dans un autre monde” .

L’adolescente a dit ne pas avoir trouvé la force de résister quand le quinquagénaire lui a arraché tous ses vêtements et qu’il l’a violée à plusieurs reprises, le même soir. La plaignante se rappelle aussi que, ce soir-là, avant qu’elle ne dise quoi que ce soit, le prévenu lui a lancé : “Si tu parles, personne ne te croira et tu auras la honte, pire, le mauvais sort sur toi. Tu pourrais même en mourir !”

La plaignante dit souffrir d’une forte culpabilité, aujourd’hui encore.

Les juges ont infligé 6 ans de prison ferme à Jean N.W.



© La Dernière Heure 2010