Faits divers

Un militaire de carrière liégeois âgé de 55 ans a répondu jeudi devant le tribunal correctionnel de Liège d'une scène d'attentat à la pudeur commise sur sa belle-fille âgée de 15 ans. L'homme l'avait punie en lui rasant le pubis après avoir constaté qu'elle fumait. La scène, dénoncée en 2012 par la jeune fille, s'était déroulée en juin 2004. Le prévenu avait découvert que sa belle-fille fumait. 

Très à cheval sur certains principes, il avait décidé de la punir brutalement en lui imposant de fumer une grande quantité de cigarettes et cigarillos afin de la rendre malade.

La jeune fille s'était précipitée dans le jardin pour vomir et uriner. Voyant ses vêtements tachés, le prévenu avait décidé de la déshabiller de force puis de la plonger dans un bain. Il avait alors constaté que la jeune fille avait conservé sa pilosité. Emporté par un autre principe familial qui serait opposé à toute forme de pilosité, le beau-père avait rasé de force le pubis de la jeune fille et commis ainsi un attentat à la pudeur.

Le parquet a souligné le caractère autoritaire excessif du prévenu et a estimé que les faits se rapprochent d'un contexte de traitement dégradant. Pour des faits qualifiés d'attentat à la pudeur, il a requis une peine de 18 mois de prison.

La défense, Me Reynders, a plaidé l'acquittement en considérant que la scène n'avait pas de connotation sexuelle avérée et qu'elle devrait être qualifiée de traitement dégradant. Cette qualification devrait alors être déclarée prescrite.