Faits divers

La cour d'assises de Bruxelles a prononcé, mercredi soir, une peine de 18 ans de prison avec arrestation immédiate à l'encontre d'Imbata Bokolongo. 

Cet homme a été acquitté de meurtre sur sa jeune collègue Sandrina Barbeau mais a été condamné pour avoir mis le feu à l'appartement de celle-ci, le 3 avril 2013, à Molenbeek-sSaint-Jean. La cour a tenu compte de l'extrême gravité des faits, de la nature des faits et du comportement du coupable traduisant un manque de respect pour les biens et l'intégrité physique d'autrui.

La cour a également tenu compte des importants dégâts matériels que l'incendie avait causé et du fait que les proches de Sandrina Barbeau n'avaient pas pu se recueillir devant sa dépouille étant donné l'état du corps.

Par ailleurs, la cour a reconnu deux circonstances atténuantes à Imbata Bokolongo, tout d'abord le constat qu'il s'agissait de faits graves isolés dans son parcours de vie. La cour a retenu qu'il avait toujours travaillé et qu'il s'était toujours occupé de ses sept enfants.

Ensuite, elle a pris en compte l'absence de traits psychopathiques chez lui, comme affirmé par les experts psychiatres.

La cour a ainsi prononcé une peine de 18 ans de prison à l'encontre d'Imbata Bokolongo. Elle a aussi ordonné son arrestation immédiate comme requis par l'avocat général Thibault de Sauvage.

Ce dernier avait affirmé que l'on pouvait croire que le coupable tente de se soustraire à la justice étant donné qu'il ne s'était pas présenté à l'audience mercredi et qu'il était un citoyen de la République Démocratique du Congo, un pays qui n'extrade pas ses ressortissants.

Le 3 avril 2013 vers 10h00, le corps calciné de Sandrina Barbeau, âgée de 27 ans, avait été découvert dans son appartement, avenue du Daring à Molenbeek-Saint-Jean.

L'enquête avait permis de constater que la victime était déjà décédée au moment de l'incendie et que cet incendie était volontaire.

Imbata Bokolongo, qui travaillait avec la victime à l'hôtel Club Prince Albert, rue des Petits Carmes à Bruxelles, et qui était son confident, avait rapidement été soupçonné des faits.

La police avait constaté qu'il correspondait à la description de l'individu aperçu par les voisins de Sandrina Barbeau, dans l'immeuble, peu avant et peu après l'incendie.

Imbata Bokolongo, lui, niait toute implication dans le décès de sa jeune collègue et dans l'incendie de son appartement.

La cour l'a acquitté du meurtre compte tenu notamment du fait que la cause du décès de Sandrina Barbeau n'avait jamais pu être déterminée. Mais elle l'a reconnu coupable de l'incendie volontaire sur base des témoignages des voisins entre autres mais aussi de l'enquête de téléphonie.

Imbata Bokolongo a comparu libre à son procès et s'est présenté à chaque jour d'audience, sauf ce mercredi. Il est activement recherché depuis le début de la matinée. Il sera désormais recherché également au niveau européen et international suite à l'arrestation immédiate ordonnée par la cour d'assises.