Faits divers

Une cinquantaine de policiers belges et français sont déployés. Et les Cominois recherchent aussi

LE BIZET Depuis lundi, les moyens policiers déployés sont impressionnants dans le but de retrouver Younes Jratlou, un garçonnet de 4 ans disparu au Bizet, dans l’entité de Comines-Warneton.

Au total, “il y a une cinquantaine de policiers” , indique la procueur du Roi de Tournai, Marie-Claude Maertens. Ils viennent de la police fédérale, de la zone de police de Comines-Warneton, mais aussi de France, car la frontière se trouve à 200 mètres. Parmi les policiers belges, sont notamment présents : le laboratoire scientifique, la direction de l’appui canin, la cellule disparition, l’appui aérien et les plongeurs, mais également la police judiciaire de Tournai.

À la zone de police de Comines-Warneton, “une dizaine d’agents sont concernés et il y a un roulement” , explique le chef de corps, Sébastien Dauchy. Certains sont en tenue, d’autres en civil. “Les policiers de notre zone recueillent et vérifient notamment les témoignages sur le terrain.”

Deux cellules de coordination sont également mises en place. “Il y a une cellule de coordination de l’enquête avec la juge d’instruction, les enquêteurs et les différents services, et une réunion de coordination opérationnelle pour l’action sur le terrain” , poursuit M. Dauchy. “Chaque cellule se réunit au moins une fois par jour.”

Mme Maertens souligne également la très bonne collaboration entre les services de police et judiciaires belges et français.

En marge de cela, des habitants de Comines-Warneton ont également lancé leurs propres recherches, avec des battues jusqu’à 2 km autour du lieu de la disparition. “Des Cominois cherchent des réponses à leurs questions. Cela va-t-il apporter quelque chose ? Je ne crois pas, mais on ne sait jamais, rien n’est impossible” , estime Sébastien Dauchy.

Et le chef de corps de la zone de police de Comines-Warneton de conclure : “Je comprends ces initiatives citoyennes. On ne les empêchera pas, mais on ne les encouragera pas non plus et on ne les coordonnera pas.”



© La Dernière Heure 2009