Faits divers Avant l’audience, des initiatives ont déjà été prises pour indemniser 26 personnes.

Tout le monde a encore en tête l’inauguration catastrophique du karting de Wavre, en février dernier. En cours de soirée, alors que les karts pilotés par les invités tournaient sur la piste flambant neuve, le taux de monoxyde de carbone dans le bâtiment a largement dépassé les normes et plusieurs personnes ont fait des malaises, victimes d’intoxication. Dans certains cas, ces problèmes ont entraîné une hospitalisation et au total, c’est environ septante personnes qui ont été incommodées à des degrés divers.

Le karting est fermé et n’a pas rouvert ses portes depuis cette inauguration cauchemardesque. Il est apparu rapidement qu’il y avait eu un problème avec le système d’extraction d’air, et on a parlé à l’époque d’une inauguration prématurée alors que l’installation n’était pas encore certifiée. Qu’en est-il vraiment ?

Un procès doit faire la lumière sur le dossier, le procureur du Roi du Brabant wallon ayant annoncé il y quelques semaines que l’affaire serait soumise au tribunal correctionnel. Ce qui a été fait dès hier matin mais l’avocat du responsable du karting a demandé - et obtenu - une remise : il a eu trop peu de temps pour prendre connaissance du dossier.

Prévenu aux côtés de sa société GDM Organisation SPRL, Ghislain de Mevius n’était pas présent en personne pour cette première fixation de l’affaire devant le tribunal correctionnel. Les préventions retenues dans la citation sont "p ar défaut de prévoyance et de précaution, mais sans intention d’attenter à la personne d’autrui, avoir involontairement fait des blessures ou porté des coups". En clair, coups et blessures involontaires.

Alors que septante personnes sont potentiellement concernées, il n’y avait aucune partie civile à l’audience d’hier matin. L’avocat de la défense a précisé pourquoi : actuellement, avant que le dossier n’arrive devant la justice, des initiatives ont été prises pour indemniser vingt-six personnes déjà. " Ce qui est une bonne chose", a commenté le représentant du ministère public.

À ce stade, personne d’autre ne s’est fait connaître pour réclamer un dédommagement. Le tribunal a accepté de remettre l’examen du dossier au 18 décembre prochain et a prévu soixante minutes pour entendre l’ensemble des parties. La présidente Sophie Sterck a fait part hier matin à l’avocat de Grégoire de Mevius de son souhait que son client comparaisse personnellement lors du procès.