Faits divers Les avocats ont plaidé le dépassement du délai raisonnable.

Les magistrats ont entamé la dernière ligne droite de l’instruction du dossier de soupçons de corruption dans le cadre de la construction de l’incinérateur Uvelia par la société Inova France pour l’intercommunale Intradel.

Philippe Leroy, l’ancien directeur d’Inova France avait déclaré qu’Alain Mathot avait bénéficié de 720.000 euros pour appuyer la candidature de sa société.

Le parquet a tiré à boulets rouges sur l’homme politique qui ne pourra jamais se défendre puisqu’il n’est pas à la cause, son immunité parlementaire n’ayant pas été levée.

Le ministère public a requis jusqu’à 4 ans de prison à l’encontre de l’ancien directeur d’Inova France et des confiscations pour plusieurs millions d’euros.

Après un réquisitoire de près de cinq heures qui a été consacré en grande partie à Alain Mathot, les magistrats ont entendu le début des plaidoiries des avocats.

C’est le conseil de Dominique Cerutti, un lobbyiste, qui a débuté. Me François Dubois a tout d’abord plaidé l’irrecevabilité des poursuites. L’avocat a estimé que l’expert qui a travaillé dans le dossier ne "possède pas toutes les qualités de probité requises".

Pour l’avocat, il n’y a pas d’organisation criminelle, ni de corruption. "On n’est pas là pour changer le système."

Pour l’avocat , c’est le meilleur outil qui a été choisi pour l’élaboration de l’incinérateur. "Il n’y a pas d’élément de corruption, on ne condamne pas sur une impression." L’avocat a également plaidé la demande d’audition des personnes qui ont réalisé les expertises et la suspension simple du prononcé, étant donné l’écoulement du temps.

Ce fût ensuite au tour de Me Xavier Montiel Corte de plaider pour Adelio Tarquini, un autre lobbyiste. "On a consacré deux heures et demie à parler de l’absent ." Pour lui, l’accusateur a perdu toute crédibilité. Me Montiel Corte, qui a aussi fustigé les expertises, a également plaidé le dépassement du délai raisonnable. D’autres audiences sont prévues.