Faits divers "Je le chassais par la porte, il revenait par la fenêtre !", déclare celle qui comparait pour le meurtre de son ex-mari.

La grande nouvelle du jour, c’est la nouvelle liberté de Marie Rose d’Antoni. Me Aurélie Henin a reconnu avoir bataillé ferme pour obtenir la mise en liberté de l’accusée juste avant le procès.

Après la lecture de l’acte d’accusation, la présidente Urbain commence l’interrogatoire de l’accusée, qui comparait pour le meurtre de son ex-mari Marc Devilliers le 1er juillet 2012.

Une femme battue qui va trop souvent, hélas, au-devant de son tortionnaire. "J’en avais assez ! Je voulais qu’il me considère comme une femme, pas comme un défouloir ! Je voulais des fleurs, pas des poings à la gueule; du brut millésimé, pas du gros cogneur ! Du champagne, pas des Cara-pils en promo ! Des promenades main dans la main, pas des réunions dans des clubs de motards !"

Voilà des semaines qu’elle voulait refaire sa vie avec Marc, en Espagne. "Moi, Marielle, j’en ai eu marre ! J’ai pris le couteau le plus imposant de la panoplie, je l’ai dissimulé sous mon oreiller. Lorsqu’il a défoncé la porte, j’ai saisi le manche du couteau et je l’ai tourné de façon à ce que la lame soit bien droite, puis, lorsqu’il s’est penché sur moi, je lui ai enfoncé la lame en plein cœur !"

Marc Devillers était connu pour avoir la main lourde dans son quartier. Sa famille, toujours sous le choc, a conclu : "On se doutait que cette relation devait se terminer dans un bain de sang !"

Ce mardi, c’est la suite des témoins et autres médecins légistes qui rythmeront la journée !