Faits divers Et pour diffuser ensuite la version interdite, l’ex-homme d’affaires belge annonce : "Je vais en appel".

Jean-Claude Logé, 76 ans, ne renonce pas. L’ancien homme d’affaires à qui le tribunal civil de Bruxelles, en référé, a interdit le 20 juillet de diffuser le livre-règlement de comptes Systemafric, a décidé d’une part d’interjeter appel, de l’autre, de sortir le livre après l’avoir expurgé de 29 extraits litigieux pour se conformer à la décision de justice.

Selon l’ancien CEO de la société de services informatiques Systemat, la version expurgée sera publiée aux Éditions de l’Hirondelle sous le titre : Systemafric, Version 3.0 et disponible le 30 août en librairie.

Jean-Claude Logé dit avoir pris la décision "après avoir reçu des demandes de partout, du Zoute, de Gand, d’Anvers, de Bruxelles, du Brabant wallon, de partout et même de l’étranger".

C’est la première épouse du septuagénaire qui avait saisi la justice pour faire interdire l’ouvrage, car elle considère plusieurs passages calomnieux et diffamatoires à son égard.

Le 20 juin, le tribunal avait interdit une première fois sa diffusion en urgence et sur requête unilatérale. Le 20 juillet, une ordonnance avait confirmé la première décision.

Dans son livre, Logé raconte sa mise à la porte de sa société Systemat, son divorce, sa retraite avec sa nouvelle femme au Sénégal, où il adopte une fille, avant que sa deuxième épouse ne kidnappe l’enfant et ne lui fasse vivre un enfer, du moins selon ce qu’il raconte dans le langage direct auquel il est habitué.

"Je veux aller jusqu’au bout", confie Logé. "Je sens qu’il y a une bonne opération. On espère faire une belle vente qui permettra de payer l’imprimeur, l’éditeur, le graphiste et l’agence de relations presse et laissera un bénéfice confortable qui sera versé aux enfants démunis de Casamance".

Les vingt-neuf passages problématiques sont remplacés "par des éléments inédits". Me Etienne Piret "espère une décision en appel rapide". Si elle est défavorable, "nous irons à Strasbourg devant la Cour des droits de l’homme".

Logé conclut : "Je râle parce qu’on m’interdit de publier un livre qui ne fait que reprendre ce que j’ai publié depuis 5 ans sur Facebook. C’est une atteinte à la liberté d’expression. (Ma première épouse) ne supporte pas le fait que ce soit mis dans un livre. Ils ont accepté Facebook, ils ne supportent pas le livre".