Faits divers Comme tous ceux qui s’en prennent aux mineurs, il n’a pas une bonne réputation.

Depuis le début de ce procès, certains témoins prennent un malin plaisir à ne pas se déplacer au tribunal d’Arlon. Ce fut le cas ce vendredi de Mme G., une Française habitant la région de Saint-Avold. Cette dame fut agressée en 2014 par Jérémy Pierson. Mais ce dernier n’a finalement pas réussi à lui voler sa voiture. Mme G. avait pourtant contacté Isabelle Hustin, la maman de Béatrice Berlaimont, ce mercredi pour lui signaler qu’elle viendrait apporter son témoignage… mais elle n’a pu se libérer. Dommage.

"Nous avons reçu un courrier de sa part ce matin. Elle nous a informé qu’elle n’était pas en mesure de se déplacer à Arlon à 9 h. Nous ne lui avons pourtant pas imposé d’heure précise", notait le matin même Sarah Pollet, l’avocate générale.

La matinée fut consacrée aux anciens professeurs et directeurs d’école qui ont connu l’accusé. Chacun a décrit le portrait d’un adolescent perturbé. On le savait déjà…

Le récit le plus intéressant fut certainement celui de la directrice de la prison d’Arlon. Un établissement pénitentiaire que le meurtrier présumé de Béatrice Berlaimont connaît bien pour l’avoir fréquenté à quelques reprises entre 2011 et 2013. "Il n’y a pas eu d’incidents avec M. Pierson. Il avait un régime spécial de protection. Il ne fallait pas que les autres détenus s’en prennent à lui. Vu l’impact médiatique de l’affaire, tout le monde dans la prison était au courant de ce qu’il avait commis. Comme vous le savez, la population carcérale n’aime pas quand on touche aux mineurs."

Au fil du temps , Jérémy Pierson change de comportement. Il devient un peu parano. On retrouve même des stupéfiants dans sa cellule. "Il se montrait provocant. Il disait que les autres détenus lui mettaient la pression. En septembre 2015, il a été transféré dans une annexe psychiatrique. Il était fort nerveux à ce moment-là."

La famille de l’accusé vient parfois le voir en prison. Il garde quelques contacts téléphoniques avec sa mère.

Quant à sa femme, elle signalera aux gardiens qu’elle ne souhaite plus le voir hors surveillance. Il lui faisait peur. Lundi, la dernière semaine du procès Pierson débutera avec les plaidoiries. Ce sera d’abord au tour des avocats représentant les parties civiles d’avoir la parole. Mardi, les avocats de la défense tenteront de sauver ce qui peut encore l’être pour leur client…