Faits divers

Aurel C., son ravisseur, s’était rasé les cheveux et la barbe pour échapper aux forces de l’ordre.

L’issue est heureuse pour la petite Jihane et sa famille. Après de nombreuses heures d’inquiétude intense, la fillette de 6 ans, enlevée dimanche après-midi aux abattoirs d’Anderlecht, a fini par être retrouvée saine et sauve ce lundi en fin de matinée.

La bonne nouvelle, annoncée par La DH, a pu rapidement être confirmée par le parquet de Bruxelles ce lundi.

Retrouvée vivante, Jihane apparaissait toutefois fortement traumatisée, selon son papa. Elle a refusé de manger et de parler toute la journée.

Hier soir, elle restait hospitalisée.

C’est donc en fin de matinée ce lundi que la police a pu localiser l’enfant. La fillette se trouvait avec son ravisseur, à l’entrée de l’immeuble de ce dernier, au moment où la police est intervenue.

Aurel C., un Roumain de 44 ans, inconnu de la justice belge mais aux habitudes relativement inquiétantes, était bien l’homme qu’on voyait apparaître sur l’avis de recherche lancé par la police après la disparition de la fillette originaire de Schaerbeek. L’homme est connu de son entourage pour ses penchants pour les enfants, peut-on lire à travers plusieurs commentaires sur les réseaux sociaux.

Au moment de son interpellation, il avait pris soin de se raser les cheveux et la barbe, sans doute pour échapper à la police.

Une fois retrouvée, Jihane a retrouvé son papa avant d’être immédiatement transportée à l’hôpital, où elle a suivi toute une série d’examens médicaux. La décision a été prise de la maintenir en observation à l’hôpital au moins pour la nuit.

Que s’est-il donc passé pendant toutes ces heures avec son ravisseur ? L’a-t-il seulement nourrie ? Impossible de répondre à ces questions pour le moment, le principal étant d’ailleurs que la petite soit sauvée. Ce n’est qu’une fois l’enfant remise de ses émotions que la police devrait procéder à son audition. Hier, à l’heure d’écrire ces lignes, cette audition, vidéofilmée, n’avait toujours pas eu lieu.

Ce cas d’enlèvement, qui heureusement se termine bien, a soulevé ce lundi la question de l’utilisation du dispositif Child Alert, l’équivalent de l’alerte enlèvement à la française. Il n’a en effet pas été déclenché dans ce cas-ci. “C’est le magistrat compétent qui autorise le déclenchement de cette alerte. Le danger imminent doit être présent. Il n’était pas évident dans ce cas-ci puisqu’on aurait aussi pu croire que l’enfant s’était tout simplement égarée”, précise la porte-parole de Child Focus, Maryse Rolland.