Faits divers Aucun dossier ouvert au parquet de Bruxelles.

Retour au Maroc sur base volontaire ou expulsion, l’arrivée de Mme Kaoutar Fal lundi soir à Casablanca n’a visiblement pas été de tout repos.

Celle que des médias ont surnommée la Mata Hari du Maroc était attendue à sa descente d’avion. Son avocat à Bruxelles, Me Julien Hardy, confirme. "Elle a été interrogée."

Selon des sources, la jeune femme de 29 ans devait expliquer ce qui s’est passé de si grave en Belgique pour que la Sûreté de l’État belge la fasse refouler.

Sur ce point, Me Hardy est ferme : "Ma cliente n’a pas d’activité au profit des services marocains. Les accusations d’espionnage ne reposent sur rien."

Il n’empêche que les difficultés faites en Belgique à M me Fal ont fait grincer les dents. La communauté du renseignement rappelle que les Marocains aident largement les services belges et n’ont jamais été avares de tuyaux, souvent les meilleurs, notamment ceux relatifs aux djihadistes marocains.

L’affaire de la Mata Hari risque-t-elle de porter un coup dur à cette coopération ?

Selon d’autres sources, Mme Fal a en réalité été cadrée sur son témoignage que le tribunal de Casablanca attend dans l’affaire Bouaachrine, un journaliste que plusieurs dizaines de jolies femmes - dont elle - accusent de "viols".

Sans aller jusqu’à parler de "résidence surveillée", il aurait été rappelé à Mme Fal qu’elle devait témoigner dans cette affaire le 10 septembre prochain et qu’il n’était pas question de se défiler ni disparaître.

En tout cas, précise Me Hardy hier à Bruxelles, Mme Fal "avec qui j’ai été en contact depuis son retour au Maroc m’a garanti qu’il n’y avait pas danger pour elle".

Si elle fait couler de l’encre, Mme Fal ne fait en tout cas l’objet d’aucun dossier au parquet de Bruxelles, "ni information ni instruction judiciaires", selon son porte-parole Gilles Dejemeppe.