Faits divers Joël Devillet a été injustement accusé sur le site catho.be alors qu’il a été reconnu victime d’un prêtre pédophile.

La chambre des mises en accusations de Liège a donné raison à Joël Devillet, défendu par Me Marc Kauten et condamné l’abbé Thierry Dejond à lui payer 2.500 € de dommages et intérêts pour diffamation, mais aussi 1.000 € de frais de défense.

En 1987, Joël Devillet, enfant de cœur et âgé de 14 ans, a été victime de viols commis par l’abbé Hubermont. Les faits ont continué jusqu’en 1991 juste avant que Mgr. Léonard ne devienne évêque. "Ils m’ont dissuadé de déposer plainte", explique Joël Devillet.

Le tribunal a constaté la prescription pour les viols, mais la cour civile de Liège a retenu la responsabilité de Mgr. Léonard et l’a condamné à verser 10.000 €. Le 9 décembre 2011, l’abbé Thierry Dejond a écrit un message sur catho.be. "Joël Devillet a été averti au Séminaire, d’avoir à porter plainte au civil", prétendait M. Dejond.

"Il ne l’a pas fait parce qu’il continuait à fréquenter (en tant que séminariste) le même prêtre, auprès duquel il trouvait consolation et plaisir", a jugé l’abbé. "Il rencontrait également des pédophiles ou des homosexuels", accusait-il. "Qu’il obtienne un dédommagement, je l’accepte, mais qu’il se présente comme victime après l’âge de 20 ans, sans avoir voulu porter plainte au tribunal et en continuant de fréquenter le prêtre pédophile, cela est inacceptable."

Des accusations que l’abbé n’a jamais démontrées. L’abbé a bénéficié d’une suspension du prononcé de 3 ans en raison de son âge et de son état de santé et condamné à indemniser la victime.

"Je suis heureux parce que les décisions pourraient faire jurisprudence. Cela fait 20 ans que je me bats. Pas seulement pour moi, mais aussi les autres victimes de pédophiles dans l’église." Joël Devillet désire que son dossier lui soit transmis. "J’ai même écrit à Rome, mais ils savent qu’il y a les preuves écrites qu’ils étaient au courant de ce qui se passait", termine Joël Devillet.