Faits divers L’état de santé de Jean-Pierre Witmeur, frappé et volé dans sa boutique bruxelloise, vendredi, s’est légèrement amélioré.

Jean-Pierre Witmeur, l’antiquaire et bijoutier agressé vendredi après midi, était toujours hospitalisé, hier. Selon le parquet de Bruxelles, son état de santé s’est cependant amélioré et son pronostic vital n’est plus engagé. Bien qu’à son âge (70 ans), les médecins préfèrent ne pas trop s’avancer plus avant.

En revanche, selon nos informations, l’homme a été victime d’un véritable massacre. Comme indiqué hier dans ces colonnes, il a perdu de nombreuses dents ainsi qu’une quantité importante de sang. Mais on apprenait hier que l’homme a perdu définitivement l’usage d’un œil. Le parquet n’a pas souhaiter commenter ce point.

La thèse du vol est aujourd’hui clairement la thèse privilégiée par les enquêteurs. Hier il était encore question de la piste de la vengeance privée mais celle-ci est "a priori abandonnée, bien qu’il soit trop tôt pour tirer des conclusions définitives", selon le porte-parole du parquet, Denis Goeman.

Plusieurs devoirs d’enquête sont en cours. Notamment le traitement des images de vidéosurveillance. On ne connaissait pas encore leur contenu qui sera important pour préciser les circonstances des faits. Par ailleurs, Jean-Pierre Witmeur, qui reste hospitalisé dans un état grave, n’a toujours pas pu être entendu. Son témoignage sera primordial pour les suites de l’enquête.

Pour rappel, il était environ 12 h 40 quand un commerçant voisin de Jean-Pierre Witmeur est entré dans la boutique, située dans la rue de la Madeleine, juste en face de la chapelle du même nom, en plein centre touristique de Bruxelles. C’est là que ce commerçant a découvert la victime, aux poings et pieds liés, bâillonné, le visage tuméfié, gisant dans une mare de sang, avec ses dents cassées jonchant le sol.

On peut imaginer que le (ou les) responsable(s) de l’agression est entré dans la boutique au moment de l’ouverture, vers 10 h 30, le temps de séquestrer l’antiquaire, de le frapper et de partir avec le butin. Le montant de celui-ci est impossible à dresser, tant que Jean-Pierre Witmeur ne revient pas dans sa boutique pour l’évaluer.