Faits divers L’intéressé est sanctionné pour avoir "manqué à la dignité et à la probité dont les avocats doivent témoigner"

La DH vous avait dévoilé en primeur les déboires judiciaires de l’avocat pénaliste Abdelhadi Amrani qui a été condamné en octobre 2014 à une peine de prison d’un an - avec sursis - assortie d’une amende de 1.800 € en appel.

L’intéressé avait alors été reconnu coupable d’avoir incité son client - un policier suspendu - à lui refiler des données réservées à la police, en l’espèce à consulter la banque de données de la D.I.V. en vue d’identifier le titulaire d’une plaque d’immatriculation

Aujourd’hui, on est en mesure de vous révéler que son pourvoi en cassation dans cette sombre affaire a finalement été rejeté en février 2015 - il est définitivement condamné - et que sa sanction disciplinaire est tombée près d’un an plus tard ce 7 janvier 2016 : une suspension de quatre mois ferme cette fois pour avoir "manqué à la dignité et à la probité dont les avocats doivent témoigner".

Exceptionnellement… "En raison de la gravité des faits et de ses antécédents déontologiques", la publication de son nom a même été ordonnée dans la lettre hebdomadaire du barreau de Bruxelles - celle d’hier ! - pour que tout le milieu judiciaire puisse avoir connaissance de cette décision exemplaire.

Et de préciser la motivation : "Il ne peut être toléré qu’un avocat incite un policier, de surcroît suspendu et qui était en outre son client, à consulter à son profit la banque de donnée de la D.I.V. au sujet d’une plaque d’immatriculation".

Même s’il peut encore interjeter appel et ne devrait pas manquer de le faire, Me Abdelhadi Amrani a ainsi écopé pour la seconde fois dans sa carrière d’une très lourde sanction disciplinaire.

Précédemment, Me Abdelhadi Amrani avait déjà fait l’objet de six rappels à l’ordre de la part de son bâtonnier et été condamné - en appel - par le conseil de discipline du barreau de Bruxelles dès janvier 2012 à six mois de suspension dont la moitié avec sursis.