Faits divers L’ex-petit ami, "qui adhère à l’idéologie islamique", d’une Belge préparait un coup dans la capitale italienne.

Le ministère de l’Intérieur italien a annoncé samedi avoir arrêté à Rome un ressortissant algérien de 36 ans "actif dans un groupe terroriste qui adhère à l’idéologie islamique".

Mais il n’est pas passé à l’acte puisque Bashir Hajjaj a été dénoncé… depuis la Belgique par son ex-amie, une jeune femme de 29 ans. Sofie (nous modifions son prénom) raconte tout. Selon elle, Hajjaj préparait un coup à Rome. Quand elle a voulu savoir lequel la semaine passée, Hajjaj a répondu : "Tu verras. Regarde la télé". Voici son incroyable récit !

"Nous avons vécu 3 ans ensemble. Nous nous sommes rencontrés dans un club à Ostende. Bashir était adorable. Il faisait tout pour moi. Nous avons un fils âgé de 4 ans. Il vit avec moi, à la côte."

Bashir Hajjaj a changé à la naissance du petit, selon Sofie. Il a fait de la prison, trois fois, pour des faits de stupéfiants. "Jusqu’au jour où l’on n’a plus parlé de drogue, mais de terrorisme, poursuit la jeune femme . Nous n’étions plus ensemble. La police me demandait d’aller quand même le visiter à la prison de Bruges. Bashir s’était radicalisé".

La police voulait en effet savoir où en était l’Algérien et ce qu’il préparait.

Et Sofie parle alors d’informations obtenues en début d’année où il est question de bombes et de projets d’attentat. Le 8 mai, les autorités belges expulsaient Bashir Hajjaj vers l’Algérie. Sofie n’entendit plus rien jusque…

"Jusqu’à tout récemment. Un appel manqué d’un numéro avec le préfixe italien. Je croyais que quelqu’un avait dû se tromper. J’ai quand même rappelé. C’était lui. Il était arrivé en bateau le 24 septembre en Sardaigne et de là, il est parti à Rome. Il était furieux. Il proférait des menaces. Il allait revenir en Belgique prendre l’enfant quand son travail serait terminé. Il préparait un coup avec trois autres personnes. Je lui ai demandé lequel. Il m’a dit que ce serait grave. Et de regarder la télé. Je comprendrai alors".

Sofie a alerté ses contacts à la police. "Environ 24 heures après, j’apprenais qu’on l’avait arrêté dans une gare à Rome. Un militaire l’avait reconnu sur photo. Bashir était signalé comme membre d’un groupe terroriste islamique".

Dimanche soir, Sofie ajoutait qu’elle "était heureuse. J’ai fait ce que je pense devoir faire. Personne ne peut me reprocher de n’avoir pas fait mon devoir. Je ne suis pas la seule dans la situation. Je voudrais leur donner de l’espoir. Qu’elles puissent prendre à temps leurs distances".