Faits divers Arrêté mardi à Laeken, Farid Kharkhach est l’intermédiaire entre le labo de faux papiers de Saint-Gilles et les terroristes de Paris.

Le suspect dont la DH a révélé l’interpellation mardi à Laeken et que le juge a placé sous mandat d’arrêt mercredi pour participation aux activités d’un groupe terroriste en lien avec les attentats de Paris (133 victimes tuées), s’appelle Farid Kharkhach.

Selon l’enquête, Kharkhach était le go between, le chaînon manquant : l’intermédiaire nécessaire qui a fourni les faux documents fabriqués dans le fameux laboratoire clandestin découvert en octobre 2015 à Saint-Gilles. Kharkhach a fourni à Mohamed Belkaid les faux papiers au nom de Samir Bouzid, et à Najim Laachraoui ceux au nom de Soufiane Kayal. Le Laekenois était payé à la commission, "quelques dizaines d’euros". Il est en aveux aussi d’avoir été en contact avec Khalid El Bakraoui.

Selon l’enquête, les faux documents de Laachraoui et Belkaid furent fabriqués dans ce laboratoire à Saint-Gilles le 10 septembre 2015, soit deux mois avant les attentats de Paris.

Le recul amène à dire que la police belge a joué de malchance. Elle était sur la piste de cet atelier le 13 octobre 2015, exactement un mois avant les attentats. L’enquête ne faisant que débuter, le nom de Laachraoui n’apparaissait pas. Fut-il apparu que le lien ne pouvait se faire avec les attentats de Paris qui n’auraient lieu que le 13 novembre.

Et pourtant, la juge bruxelloise qui plaça Abdelhouahab Kerbache sous mandat d’arrêt le 13 octobre lui fit cette réflexion incroyable de prémonition : "Mais vous savez, monsieur Kerbache, les faux papiers, c’est ce qui permet aux terroristes de faire des attentats". La juge ne savait pas à quel point elle avait raison.

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