Faits divers L'amateur de F1 peut continuer à exercer sa profession, sous contrôle

BRUXELLES L'huissier bruxellois qui aurait détourné plusieurs millions d'euros afin d'assouvir sa passion de l'automobile a défrayé la chronique, voici déjà plusieurs semaines.

Marc G. est l'un des huissiers les plus réputés de la capitale. Il travaillait notamment pour le parquet de Bruxelles.

C'est depuis la mi-mars que l'intéressé est inquiété par la justice. Mais cela fait en réalité plusieurs mois qu'il est dans le collimateur des enquêteurs. Ceux-ci sont notamment parvenus à démontrer que Marc G. avait réussi à détourner les fonds de son étude au profit de dépenses personnelles. A la mi-avril, le débat judiciaire avait notamment porté sur la question d'écarter l'huissier de ses activités professionnelles. Hier, l'ordonnance est tombée.

On sait que Marc G. était habité par une passion démesurée pour la F 1. C'est ainsi qu'il avait pris sous son aile Bas Leinders, un jeune coureur susceptible de décrocher un volant dans la catégorie reine. Mais pour devenir le manager d'un jeune poulain, il faut débourser de l'argent. Et beaucoup d'argent.

Pour assouvir sa passion, il se serait servi dans la caisse de son étude.

Depuis lors, son étude a été placée sous une administration provisoire. Et hier, le tribunal des référés a décidé de débouter la demande du parquet. En clair, Marc G. n'est pas suspendu de sa profession d'huissier pendant une durée d'un an, la sanction la plus lourde en dessous de la destitution. Le tribunal des référés a considéré que la voie disciplinaire devait passer par la chambre des arrondissements pour les faits mineurs ou par le tribunal civil pour les faits plus graves concernant des huissiers.

Il reste donc au parquet d'ouvrir la porte du tribunal civil.

© La Dernière Heure 2005