Faits divers Les mandats d'arrêt européens à l'encontre d'Abdheramane Ameuroud, Yassine Alami et Rabah Meniker sont rendus exécutoires par la chambre des mises.

La chambre des mises en accusation de Bruxelles a décidé, vendredi, de rendre exécutoires les mandats d'arrêt européens délivrés par les autorités françaises à l'encontre d'Abdheramane Ameuroud, Yassine Alami et Rabah Meniker, a confirmé à l'agence Belga le parquet fédéral. Ces trois hommes, arrêtés en Belgique, sont suspectés d'avoir apporté une aide matérielle à Reda Kriket, le principal suspect de la cellule terroriste d'Argenteuil en France. Les autorités françaises avaient demandé le transfert d'Abdheramane Ameuroud, Yassine Alami et Rabah Meniker, tous trois inculpés de participation aux activités d'un groupe terroriste.

Ceux-ci sont suspectés pour les liens qu'ils ont entretenus avec Reda Kriket, le principal inculpé de la cellule terroriste d'Argenteuil. Cet homme avait été interpellé le 24 mars dernier à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine en France. Un véritable arsenal de guerre avait été découvert chez lui.

En juillet 2015, Reda Kriket avait été condamné par défaut à 10 ans de prison par le tribunal correctionnel de Bruxelles, dans le dossier terrorisme lié au recruteur Khalid Zerkani.

La France avait déjà demandé, il y a deux semaines, le transfert d'Abdheramane Ameuroud. Mais celui-ci, défendu par Me Sophie Wagner, avait fait appel.

Abdheramane Ameuroud, déjà condamné en 2005 pour des faits de terrorisme, avait été interpellé le lendemain de l'arrestation de Reda Kriket, sur l'avenue Rogier à Schaerbeek, en possession de faux documents d'identité en partie détruits à l'acide.

Abdheramane Ameuroud et Reda Kriket s'étaient rencontrés peu de temps avant leur arrestation.

Quant à Yassine Alami, il avait été interpellé le 1 er avril dernier. Il avait reconnu avoir été en contact avec Reda Kriket, mais uniquement pour commettre des vols, a-t-il dit.

L'enquête avait déterminé qu'il avait prêté sa voiture à Reda Kriket, durant le court séjour de celui-ci en Belgique.

Par ailleurs, des traces de TATP, un explosif artisanal, avaient été retrouvées dans le coffre dudit véhicule. Mais Yassine Alami nie toute implication dans des activités terroristes.

Enfin, Rabah Meniker avait, lui, été interpellé à la suite de nombreux contacts téléphoniques qu'il avait eus avec Reda Kriket. Il assure cependant également qu'il n'est impliqué dans aucun projet d'attentat ou autre infraction terroriste.