Faits divers Si les agents Securail violemment agressés lundi soir sont sortis de l’hôpital, les syndicats appellent les autorités à prendre des décisions fortes dans et aux abords de la gare.

Lundi soir, des violences ont eu lieu à la gare du Nord où trois agents de Securail ont été blessés et emmenés à l’hôpital.

Le service de sécurité de la SNCB prêtait main-forte à des agents de sécurité de sociétés privées quand la situation a dégénéré. Comme chaque soir, des migrants se trouvaient assis sur le sol de la gare du Nord, quand le service de sécurité a voulu les faire sortir. Alors que d’habitude, l’évacuation se passe dans le calme, la situation a cette fois dégénéré.

Alors qu’un agent de sécurité demandait à une quinzaine de migrants de partir et de ramasser les déchets autour d’eux, un mouvement de foule impliquant plusieurs migrants s’est créé. Le ton est ensuite monté et deux agents de la société Seris Security sont venus en aide au maître-chien et ont immobilisé l’un des migrants.

Trois agents Securail ont alors été appelés en renfort et, selon le parquet de Bruxelles, il y a eu une bagarre lors de laquelle les agents Securail ont reçu des coups de pied et des coups de poing par un groupe de personnes. Ils ont ensuite été emmenés à l’hôpital.

"Depuis, ils sont sortis de l’hôpital et vont bien mais ils sont sous le choc psychologiquement et ne reprendront pas encore le travail", indique Philippe Dubois, secrétaire permanent régional de la section cheminots bruxelloise du syndicat socialiste.

D’ailleurs, une enquête est ouverte au parquet de Bruxelles qui doit encore visionner la vidéosurveillance, et une personne a été auditionnée avant-hier soir.

à la Suite de ces faits de violence, la CGSP-Cheminots demande plus de moyens pour les agents Securail, le service de sécurité des chemins de fer, mais ce n’est pas tout. "Les autorités ne doivent pas laisser faire, il faut un soutien policier supérieur dans cette zone", ajoute-t-il.

Pour les syndicats, la gare de Bruxelles-Nord est devenue une zone de non-droit. "Il faut savoir que parfois, il y a 500 migrants qui transitent dans et aux abords de Bruxelles-Nord. Ce n’est pas la gare qui doit abriter ces pauvres gens qui viennent de l’étranger. Ce n’est pas à la SNCB et à Securail de régler ce problème. Nous demandons aux politiques une réponse au problème de la gare du Nord", déclare Philippe Dubois.

Et face à la multiplication de la violence envers le personnel de la SNCB, cet événement est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. "Les agents sont confrontés à des personnes qui n’ont rien à perdre et qui posent des gestes de violence totalement gratuits. Face à cette situation d’une extrême gravité et dans des circonstances toujours imprévisibles, nous demandons une réaction immédiate et concertée des responsables. Nous comprendrons que les agents manifestent leurs réactions émotionnelles aujourd’hui. Nous avons rencontré la direction mardi et attendons un signal clair de sa part", conclut Xavier Martin, permanent régional au syndicat CSC Transcom à Bruxelles.