Faits divers

Exclusif: la copine d'un des suspects du meurtre du boulanger de Jamioulx est malheureuse et nous le fait savoir


JAMIOULX Une lettre émouvante. Celle d'une jeune fille amoureuse qui souffre. Une souffrance en silence. Une souffrance de l'ombre. Et cette ombre, c'est celui d'un garçon pour qui son coeur bat et qui est aujourd'hui derrière les barreaux.

Aubin, défendu par l'avocat bruxellois Me Abdelhadi Amrani, est l'un des suspects du meurtre du boulanger de Jamioulx. Mardi, il a pris la fuite de l'IPPJ de Wauthier-Braine alors qu'il devait être transféré à la police de Charleroi. Les policiers l'ont toutefois rattrapé.

Une lettre donc. Une lettre qui donne des frissons. La voici : "Je suis la petite amie d'Aubin. J'ai dit à mon petit ami qu'il valait mieux que l'on mette fin à notre relation car cela me fait du mal de ne pas le voir. S'il s'est sauvé, c'est ma faute parce qu'il m'a dit que si je le laissais, il essayerait de venir me voir pour que je ne l'oublie pas ou qu'il se tuerait car il ne supporterait pas de ne pas me voir. Il vit très mal d'être enfermé car il se sent seul. Je pouvais aller le voir mais j'hésite car je sais que cela me ferait du mal de le voir là-bas. Il a toujours été malheureux et je m'en veux maintenant car je sais que c'est pour moi qu'il fait cela. Je regrette de lui avoir dit que nous deux, c'était fini car je sais que sans me voir, il ne tiendra pas le coup". Signé, A.

La jeune femme culpabilise. Une culpabilité qu'elle partage avec son copain. Son ex-copain. Ex, car elle a le sentiment que c'est mieux ainsi. Il vaut mieux prendre des chemins différents, tant pour lui que pour elle.

Alors, bien sûr, le jeune homme a des difficultés à comprendre la séparation. Pourtant, il n'a pas eu de difficultés à la quitter pour accompagner ses amis dans cette escapade mortelle. Et aujourd'hui, en commettant cette évasion, il a quasiment réservé son ticket pour les assises.

Or, cette évasion, sa copine ne la lui a pas demandée. Hier, l'avocat d'Aubin, Me Amrani, nous confirmait : "Oui, c'est bien pour aller voir sa copine qu'il a pris l'initiative de semer les agents de police". Après deux ou trois heures de cavale, Aubin était à nouveau sous le contrôle de la police.

Aubin est de retour au centre IPPJ de Wauthier-Braine. Son ex-copine, elle, regrette...



© La Dernière Heure 2008