Faits divers Fabienne Marichal a perdu son fils, Cyril Vangriecken, alors qu’il se trouvait à côté d’elle dans la voiture.

La terrible attaque terroriste survenue à Liège ce mardi aura coûté la vie à deux policières du Service stationnement de la zone locale de la cité Ardente. Un jeune homme, Cyril Vangriecken, âgé de 22 ans à peine, a également été abattu par le terroriste Benjamin Herman. Il a perdu la vie dans la voiture dans laquelle il était assis à côté de sa maman.

Fabienne Marichal a livré à nos confrères de RTL-TVI un témoignage poignant en racontant l’attaque de son véhicule. Elle explique qu’au feu rouge où ils étaient à l’arrêt, Cyril a regardé par la fenêtre et a dit : "Maman, il y a deux policiers qui sont morts sur le trottoir."

Tout s’est alors enchaîné de façon rapide et tragique, comme Fabienne Marichal l’a détaillé avec une extrême émotion : "Le temps de vite mettre ma première, et j’étais même prête à brûler le feu rouge, des coups de feux ont retenti déjà. J’ai été fortement saisie. Je cale. Le tireur est alors venu tirer vraiment avec son pistolet à la fenêtre de Cyril. Elle a volé évidemment en mille éclats à ce moment-là. J’essaie de redémarrer et là, il retire. Puis quand je vois qu’on n’arrive pas à s’en débarrasser, je décide de me coucher sur mon fils. Quand je me couche sur lui pour le protéger, c’était déjà trop tard. La balle avait tué mon fils, il avait la bouche ouverte et ces grands yeux ouverts. Et moi, malheureusement, c’est la dernière image que je garde de mon gamin."

La maman de Cyril a alors tenté de redémarrer la voiture avant d’être prise pour cible par le terroriste. "Quand il a vu que je poussais dans la voiture, je peux jurer, il a commencé à s’acharner sur moi et m’a retiré dessus. Il ne m’a pas eue. J’ai su ouvrir ma portière et partir malgré cela", explique Fabienne Marichal. Et de poursuivre : "C’est très douloureux pour moi d’avoir perdu mon fils et de n’avoir rien pu faire. C’est très douloureux pour moi parce que je me demande pourquoi lui et pas moi, car je suis une maman. J’ai de la peine car c’est arrivé tellement de fois, que cela soit chez nous ou dans d’autres pays, des massacres barbares comme ça sur des gens innocents. Ça nous est arrivé à nous cette fois-ci. Et ce qui me fait le plus de peine et de regrets, c’est que ça continuera."