La prison de Marche-en-Famenne opérationnelle en 2013

N. Dz Publié le - Mis à jour le

Faits divers

La ministre de la Justice est venue constater l’avancement du chantier

MARCHE-EN-FAMENNE Le va-et-vient est incessant, depuis neuf mois. “Nous sommes dans les délais”, constate Johan Van den Broeck, directeur chez Eiffage, la société chargée de la construction de la future prison de Marche-en-Famenne. Le chantier avance à un rythme soutenu. Il s’agit de l’un des quatre nouveaux établissements pénitentiaires, en vue d’augmenter la capacité d’accueil sur le sol belge.

Le projet de Marche-en-Famenne (312 places) est le plus avancé. “Nous avons réalisé 40 % de la construction. Le gros œuvre est en train d’être achevé. Les conditions hivernales sont rudes et nous avons été confrontés à une période froide au moment des fondations, mais ce cap est passé” , poursuit Johan Van den Broeck.

Après le gros œuvre, une autre phase complexe se déroulera. “Une prison compte beaucoup d’installations liées à la sécurité et les travaux d’électricité constituent un moment important” , signale le directeur.

On s’en souvient, il y a quelques semaines, des engins explosifs avaient été découverts dans les grues, sur le chantier. Ils n’avaient cependant pas occasionné de dégâts.

Cet événement – une enquête est toujours en cours pour identifier les auteurs – n’a pas retardé les travaux et plus personne ne souhaite le commenter. Plus de cent personnes travaillent au quotidien sur le site.

La ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open VLD), en visite ce jeudi après-midi, est satisfaite de l’avancement du chantier. “C’est un bon projet. Le planning est tenu et c’est une excellente chose” . Les quatre ailes où seront enfermés les détenus laissent déjà deviner la configuration intérieure, avec le poste de contrôle, les cellules…

La ministre a visité une cellule individuelle, de dix mètres carrés. La prison comprendra aussi des cellules pour deux prisonniers.

L’objectif est toujours de mettre en service l’établissement en novembre 2013. Au départ, la prison de Marche devait compenser les fermetures de Dinant et Namur. Cette option n’est pour l’instant plus à l’ordre du jour. “Nous comme confrontés à un problème de surpopulation et l’objectif fixé pour la fin de la législature est d’ouvrir des places supplémentaires” , indique Annemie Turtelboom.



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