Faits divers

La source est identifiée : il s’agit d’Albert Mahieu

BRUXELLES Les enquêteurs ont saisi une telle masse de documents le 24 juin à Malines qu’ils ne savent pas exactement où ni chez qui – à l’archevêché ou moins probablement au domicile de Mgr Danneels – ils ont trouvé des morceaux du dossier Dutroux, dont des dizaines de photos de l’exhumation et des autopsies de Julie et Melissa.

Ainsi qu’un rapport confidentiel dans l’affaire Dutroux rédigé par un commissaire de la PJ de Bruxelles, feu Michel Liekens, après un contact avec un informateur (désigné par 5 chiffres, le premier étant un 7 ), et transmis à ses collègues de Liège : l’info, qui mettait en cause la mafia italienne, n’avait finalement pas été retenue.

Si la présence de tels documents au siège de l’Église catholique peut choquer, les enquêteurs n’y accordent à ce stade qu’un intérêt relatif : les policiers savent que des morceaux du dossier Dutroux ont largement circulé, y compris dans les salles de rédaction (on en trouve même encore actuellement sur Internet).

Lors des perquisitions à Malines, les enquêteurs ont constaté que l’archevêché avait la manie d’absolument tout conserver.

Il suffit qu’un correspondant ait fait parvenir ces documents il y a des années pour que ceux-ci aient été archivés “et plus personne ne se souvenait même de leur présence”.

La source possible est même identifiée : Albert Mahieu, qui fut proche du parti Vivant, un personnage qui a tourné autour de la justice (procès Assubel) et des médias pendant des années. Et qui reconnaît lui-même avoir eu des entretiens sur ce dossier avec Danneels à Malines en janvier et février 2004.

Démentons par contre que les enquêteurs auraient surpris des personnes en train de brûler des documents pendant les perquisitions : la vérité est que dans un courrier également saisi à Malines, il est question de “papiers qu’on a brûlés”. Les policiers cherchent à situer le contexte de la phrase.



© La Dernière Heure 2010