Faits divers "Je me représenterai en 2021. En attendant, champagne", réagit Patje Van Hoorebeek.

"Buvez une coupe de champagne à ma santé" a réagi l’Américain d’origine belge Patrick Van Hoorebeek en apprenant sa défaite aux élections qui se déroulaient dimanche à La Nouvelle-Orléans. Patrick Van Hoorebeek était l’un des dix-huit candidats à briguer la mairie de la capitale de la Louisiane où ce Bruxellois pur jus vit depuis 1986.

Cet ancien livreur de bière d’ailleurs surnommé Patje Vieux-Temps espérait devenir le premier Belge "bourgmestre" d’une ville américaine. Six postes étaient à pourvoir, celui de maire et cinq d’échevins. Il ne sera ni l’un ni l’autre. Son slogan "More wine, less crimes (soit " plus de vin, moins de criminalité ") n’a séduit que 232 électeurs, à peine 0,28 % des votants.

Avec un budget de campagne de 10.000 dollars, chaque voix lui a donc coûté 43 dollars, soit 36,5 euros.

Ce score le classe 12ème. Mais celui qui respire la joie de vivre - Patje exploite à La Nouvelle-Orléans un bar à vins réputé où le visiteur belge ne sera pas dépaysé - ne baisse pas les bras pour si peu.

"On recommencera dans 4 ans ", promet Patje Van Hoorebeek. Livreur de bière, Van Hoorebeek estimait en 1986 qu’il n’avait rien à perdre à tenter sa chance outre-Atlantique. Les États-Unis l’attiraient : c’est là que vivait son père. Son père qui l’avait abandonné enfant, il l’a revu une fois. Mais la vie lui a souri. Parti de rien, il est devenu riche et célèbre.

Ça lui allait bien : Patje espérait devenir dimanche le maire de la capitale du jazz. C’est raté mais le Belgo-Américain n’a pas dit son dernier mot : "On reverra ça en 2021, assure celui qui ajoute : Comme disait Napoléon, je bois du champagne quand je gagne, pour célébrer ma victoire, et je bois du champagne quand je perds, pour me consoler."