Faits divers Sebti Ghoniat, séduisant des jeunes évadées de l’IPPJ, les hébergeait et abusait d’elles. Il écope d’une peine de 6 ans de prison.

C’est un récidiviste qui a été condamné, hier, à six ans de prison par le tribunal correctionnel de Bruxelles. L’homme, Sebti Ghoniat, un quadragénaire algérien, est maintenu en détention après avoir été jugé coupable de viol et d’attentats à la pudeur sur des mineures d’âge. Il a aussi été condamné à trois mois de prison supplémentaires pour séjour illégal en Belgique.

Cinq victimes ont été officiellement recensées en 16 mois. Toutes étaient de jeunes fugueuses, des adolescentes en déshérence âgées de 12 à 16 ans, parties pour certaines de l’IPPJ de Saint-Servais, d’autres de chez leurs parents. Au final, toute une série de faits ont été commis entre 2015 et 2016.

Le quadragénaire , attiré par les très jeunes filles, parvenait à séduire ses proies en les accueillant chez lui, rue Ulens, à Molenbeek, à deux pas de Tour&Taxis. Il leur payait à boire et à manger, mais aussi des stupéfiants, des petits cadeaux. Puis il abusait d’elles. La seule victime de viol présente dans le dossier avait été hébergée pendant tout le mois de mars 2015 chez Sebti Ghoniat.

Le tribunal s’est montré sévère dans son jugement. Il a estimé que les déclarations des plaignantes sont "hautement crédibles et entièrement exactes sur des points vérifiables comme l’adresse du prévenu, la présence d’une arme à feu chez lui, la localisation de son ordinateur…"

Au final , les juges décrivent un "faisceau de présomptions graves, précises et concordantes" sur les faits de viol et d’atteinte sexuelle. Ils rappellent aussi l’expertise psychiatrique menée sur le prévenu, qui relève un "mode pré-psychopathique avec des traits paranoïdes" et "peu d’espoir de changement" pour l’avenir, justifiant selon le tribunal une longue peine de prison.

Surnommé Rambo, Sebti Ghoniat avait nié les faits, mais n’a pas été entendu, le tribunal estimant que ses déclarations n’étaient "pas crédibles". La peine infligée est celle que le parquet de Bruxelles avait requise. La défense avait voulu montrer que les responsabilités étaient partagées avec les victimes mais n’a pas été suivie.

Sebtio Ghoniat s’était fait connaître en juillet 2015 pour être monté en haut d’une grue de chantier afin de dénoncer sa condition de demandeur d’asile, alors qu’il avait déjà commencé à commettre les faits qui l’ont mené devant le tribunal.