Faits divers Soupçonné d’être impliqué dans un projet d’attentat contre des opposants.

Le diplomate iranien Assadollah Assadi, soupçonné d’être impliqué dans un projet d’attentat contre un rassemblement d’opposants au régime de Téhéran fin juin en France, a été entendu et placé sous mandat d’arrêt mercredi par un juge d’instruction, a annoncé le parquet fédéral, au lendemain de sa remise par l’Allemagne à la Belgique.

Assadollah Assadi, présenté par les opposants visés comme le "commanditaire" de l’attentat, était en poste à l’ambassade d’Iran à Vienne avant d’être interpellé en Allemagne début juillet, peu après la mise en échec de ce projet par la justice belge. Il était visé par un mandat d’arrêt européen émis par Bruxelles, tout comme trois de ses complices présumés.

Dans ce dossier, un couple (Amir S. né le 26 avril 1980 et Nasimeh N. née le 20 septembre 1984) avait été intercepté le 30 juin 2018 par les unités spéciales de la police fédérale à Woluwe-Saint-Lambert.

À l’intérieur de leur véhicule, 500 grammes d’explosif de type TATP et un détonateur avaient été découverts. Cet explosif devait, selon toute apparence, servir à un attentat à la bombe le 30 juin 2018 à Villepinte (France) lors d’une conférence organisée par les Moudjahidines du peuple iranien (MEK).