Faits divers

Le papa de Victor diligente la procédure car le jeune homme est toujours mineur d’âge.

Ce mercredi, la première chambre civile du tribunal de première instance de Liège a examiné l’introduction de la procédure lancée par le papa de Victor, le fils de Véronique Pirotton, à l’encontre de Bernard Wesphael. Pour rappel, après l’acquittement au bénéfice du doute de Bernard Wesphael devant la cour d’assises du Hainaut, Victor Pirotton, le fils de Véronique a décidé de l’assigner devant le tribunal civil.

Me Moureau, l’avocat du papa de Victor, rappelle qu’il ne s’agit pas d’une question d’argent. "Nous ne réclamons que l’euro symbolique", explique Me Philippe Moureau. Si cette procédure a été entamée alors que Victor est proche de sa majorité, c’est un hasard. "C’est une procédure réalisée non seulement en accord avec Victor, mais aussi toute la famille. Ce jeune homme qui est à l’aube de la majorité n’est pas en état de supporter cela tout seul. Lorsqu’il sera majeur, il pourra la poursuivre."

Le jeune homme a été particulièrement choqué par ce qu’il a vécu. "Le but est de connaître la vérité. On ne reviendra jamais sur ce que la cour d’assises a décidé en estimant qu’il y avait un doute concernant un meurtre. Mais Victor aimerait comprendre."

Pour ce faire, son papa a cité Bernard Wesphael au civil. "Nous aimerions que la partie adverse se prononce d’abord sur la recevabilité de la procédure avant de se lancer dans des échanges de conclusions qui ne serviront peut-être à rien."

La partie civile a demandé à ce que l’affaire soit traitée par trois juges. "Nous envisageons de citer l’État belge en responsabilité", poursuit Me Moureau. Le but à terme pourrait être de se rendre devant la Cour européenne des droits de l’homme mais la partie civile doit d’abord avoir épuisé tous les recours possibles.

Ce mercredi, pour l’audience d’introduction, les deux parties ont convenu d’un calendrier. Les deux avocats ont convenu que les premières conclusions s’échangeraient dans le courant du mois de juillet prochain. Ensuite, l’autre partie pourra répliquer tout en laissant la parole en dernier à la défense de Bernard Wesphael. La date exacte de l’audience au fond n’a pas encore été fixée, mais devrait avoir lieu dans le courant du mois de février 2018.

Bernard Wesphael, bien qu’il s’estime assez peu concerné par la procédure, avait décidé d’être sur place avec plusieurs de ses soutiens, dont sa fille.