Faits divers La raison ? "Parce qu’il y avait un risque sérieux de récidive"

Manuel D’Hondt, de Kortenaken, vient d’être condamné à deux ans de prison ferme. Le hic, c’est que cet homme de 33 ans est décédé le 3 décembre dernier de mort naturelle.

Le parquet avait pourtant été mis au courant du décès par son avocat, Me Andy Boemans, le 16 janvier dernier, mais les mois suivants, le procès allait se poursuivre, en raison "du défaut du défendeur". Le motif de la condamnation vaut son pesant de cacahuètes : "Sans cela il aurait pu commettre d’autres faits répréhensibles", selon le juge. Un jugement qui ira directement dans la corbeille à papier.

Manuel était père de deux enfants. Il avait déjà fait l’objet de deux condamnations. Ayant informé le parquet, l’avocat ne se présenta pas la semaine suivante au tribunal de police où son client était jugé pour une infraction de conduite sous influence. Au procès, personne n’a été mis au courant, alors que l’enterrement avait eu lieu quatre semaines plus tôt.