Faits divers L’annonce de la fin des coupes budgétaires ne fait pas l’unanimité.

Si l’on en croit le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), l’heure de la fin des économies a sonné. "Le gouvernement a décidé de fixer le budget de la Défense (au niveau) de celui de 2016 (3,908 milliards d’euros, NdlR) " , déclarait-il ce week-end. "N’importe quoi !" , jugent plusieurs militaires interrogés sur le sujet.

Le gouvernement vient en fait de débloquer 51 millions. Dans une interview accordée à nos confrères du Het Nieuwsblad, Steven Vandeput estime que ce montant ne sera pas suffisant. "Pour une fois, je suis d’accord avec lui", sourit un soldat. "Ils ont eu peur parce que la mission des F-16 en Jordanie allait capoter. Si on arrêtait, on aurait plus eu l’air d’être un ‘partenaire fiable’ de l’Otan. Et ça, le gouvernement ne peut pas se le permettre. ‘Nous sommes considérés comme un partenaire fiable’ , c’est tout ce qu’ils ont à la bouche ! S’ils voyaient parfois comment on se débrouille sur le terrain… 51 millions, ce n’est rien du tout ! Enfin, c’est mieux que rien mais quand même, faut pas me faire croire que ça signifie la fin des coupes budgétaires à la Défense. Dire ça, c’est carrément mentir pour faire son show !", souffle une source syndicale, selon qui la cote de popularité du ministre laisse à désirer parmi les troupes.

Cette annonce arrive quelques semaines à peine après la venue de Donald Trump à Bruxelles. Pour le président américain, la Belgique doit dépenser plus pour la Défense. Notre pays est, depuis quelques années, l’un des cancres de l’Otan. En effet, les dépenses de défense en pourcentage du produit intérieur brut n’ont cessé de baisser depuis 2009. Elles sont passées de 1,16 % du PIB en 2009 à 0, 85 % du PIB en 2016. L’Otan demande 2 %.