Faits divers Depuis 2015, les écoutes téléphoniques augmentent chaque année de 10 %.

Méthodes particulières de recherche, les écoutes téléphoniques destinées à lutter contre la criminalité sont de plus en plus fréquentes en Belgique. " Depuis 2015, le nombre d’écoutes augmente chaque année de plus de 10 % par rapport à l’année précédente ", précise le ministre de la Justice, Koen Geens, en réponse à une question parlementaire de la députée fédérale MR, Caroline Cassar-Mailleux.

Comme le ministre le précise, les réquisitions des opérateurs téléphoniques pour des identifications et des historiques de communications ne sont pas des écoutes à proprement parler.

Pour ce qui est du nombre d’interceptions actives en 2013 et 2014, elles représentent moins de 30 % du total des réquisitions des opérateurs téléphoniques.

Koen Geens précise également que tous les frais de recherche et d’écoutes téléphoniques sont payés par le budget des frais de justice. " Jusqu’à présent, la dépense pour les écoutes tournait chaque année autour des 14 à 15 millions d’euros. Depuis l’arrêté royal du 8 novembre 2016, les tarifs ont été simplifiés et un forfait par opérateur est défini pour plusieurs actions qui donnaient lieu à beaucoup de petites factures pour des montants limités. Pour 2017 et 2018, le forfait pour les quatre grands opérateurs est fixé à 1.300.000 euros (à répartir entre les quatre). Une simplification administrative a eu lieu, ramenant le nombre de factures de 100.000 à 50.000 ", ajoute le ministre de la Justice.

Voilà qui devrait permettre d’augmenter encore la quantité de ces écoutes puisqu’à une époque, ces décisions étaient freinées justement en raison des coûts importants que ces méthodes particulières de recheche engendraient.