Faits divers La section crime de la PJF n’a jamais traité si peu de dossiers à Bruxelles.

Avec 22 nouveaux dossiers traités en 2016 et très peu en 2017, la section Crime de la PJF de Bruxelles n’a jamais eu affaire auparavant à un nombre aussi bas de meurtriers à rechercher. Précisons d’emblée que cette section de la police judiciaire ne traite que les décès suspects, meurtres et assassinats pour lesquels l’auteur est inconnu au moment des faits. Les drames familiaux sont par exemple gérés par les polices locales.

Autre précision importante et non des moindres : les victimes de l’attentat de Maelbeek ne sont pas reprises non plus dans ces 22 dossiers puisqu’il a directement été établi qu’il s’agissait d’un acte terroriste.

Le terrorisme justement et le niveau 3 de la menace sur la capitale depuis plus deux ans expliqueraient cette chute des meurtres à Bruxelles. "L’occupation du terrain de par la présence policière et militaire dans les rues est, à mon avis, une des explications de cette baisse historique des faits", avance le patron de la section Crime de Bruxelles, le commissaire Jean-Michel le Moine.

Chaque nouveau dossier reste bien sûr une affaire criminelle de trop, et les 34 enquêteurs qui composent l’équipe du commissaire le Moine travaillent nuits et jours à l’identification de chaque auteur.

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