Faits divers

Selon nos infos, confirmées, le parquet de Bruxelles poursuit au pénal Aldo-Michel Mungo. Et fixe à octobre la date du procès.

Le patron du nouveau parti La Droite comparaîtra en correctionnelle sur citation directe du parquet. Mungo, 57 ans, sera jugé pour harcèlement, calomnie et diffamation. Le dossier était traité par le substitut du parquet Thibaut Radar.

Apparue fin 2012, La Droite, présentée comme située “à droite de la droite”, affirme être en mesure de présenter des listes complètes dans chaque arrondissement aux élections européennes, fédérales et régionales du 25 mai 2014.

Le ministère public avait ouvert un dossier après que l’avocat et président du Parti populaire Modrikamen eut déposé plainte en 2012 contre Mungo et une SPRL Amahok qui édite le Guide Lemaire, pour s’être livré à une campagne à l’encontre du PP et ses dirigeants et adressé plus de 90 courriels tant à des membres du PP qu’aux principaux médias de Belgique francophone.

Le parquet avait fait procéder par la PJF à une visite du domicile de Mungo à l’avenue de Colombie et à l’interpellation en vue d’audition de l’intéressé. En audition, Aldo Mungo avait reconnu être sinon l’auteur des e-mails, du moins la personne qui les avait tous envoyés depuis son serveur en France sous le pseudo Cedar Walton.

L’ordinateur de Mungo , appelé Helo Tibere, avait été saisi. Mungo avait déclaré “avoir des problèmes d’argent”. Interrogé sur ses activités, il avait déclaré ne pas en avoir d’autre que l’exploitation à Paris d’un magazine Carnet de Vol dans lequel il ne possédait d’ailleurs plus que deux actions.

Les courriels Cedar Walton accusaient Modrikamen d’être devenu président du CA de la firme connue Donaldson “en violation des règles déontologiques du barreau”, d’avoir “manipulé des élections au PP”, de fraudes fiscales et détournements de fonds. Et mettaient en cause l’épouse Modrikamen et les enfants (mineurs) du couple.