Faits divers

Les époux Jratlou ont été entendus mais pas inculpés. Le père a passé la nuit en prison

LE BIZET “Nous n’avons aucune trace de l’enfant et aucun signe positif qui pourrait confirmer qu’il est encore en vie”, annonçait Marie-Claude Maertens, procureur du Roi de Tournai hier à 16 h.

L’information sortie quelques heures plus tôt par l’Agence France Presse, reprise par les radios, était démentie. Non, le corps du petit Younes Jratlou, disparu durant la nuit de dimanche à lundi, n’avait pas été repêché dans le canal d’Armentières ! D’ailleurs, au même moment, les plongeurs belges et français continuaient leurs recherches sur les voies d’eau et les étangs environnants. Néanmoins, cette information a mis en émoi la petite cité frontalière et a fâché les enquêteurs.

Où en est l’enquête ? C’est le flou total. “Nous n’avons aucune certitude sur le déroulement des choses”, avoue Mme Maertens. La police de Comines-Warneton lance d’ailleurs un appel à ceux et celles qui auraient vu la famille Jratlou durant la nuit (056/55.96.14).

Les recherches sur le terrain, interrompues lundi matin à 2 h, reprenaient ce mardi à 8 h. Vers midi, le service technique et scientifique de la police fédérale débarquait dans la maison familiale où seule une vitre cassée à l’étage témoignait d’une scène de violence. “Une dispute relativement violente a en effet éclaté dans cette maison durant la nuit de dimanche à lundi”, confirme la procureur du Roi.

À Comines et ensuite à Tournai, les parents et le frère de Younes ont été entendus par la police locale, la police fédérale et un juge d’instruction. “Il n’y a aucune inculpation à l’heure actuelle”, lance la procureur du Roi.

De source sûre, on sait que le père a passé la nuit en prison avant d’être libéré et placé dans un logement d’accueil. Son épouse a été remise en liberté plus tôt. Hier matin, elle déposait son fils aîné à l’école avant d’être aussi logée, vraisemblablement pas avec son mari.

Les enquêteurs ne privilégient aucune hypothèse. “Tout est possible mais on espère retrouver l’enfant vivant”, répond Alain Remue qui est à la tête de la cellule disparition de la police fédérale.

Des deux côtés de la frontière, les recherches continuent sur terre et dans les eaux. Un hélicoptère était arrivé en renfort depuis Gand durant l’après-midi.



© La Dernière Heure 2009