Faits divers Le fils cadet du prince Charles et de la défunte princesse Diana, a une nouvelle fois fait la «une » de l’actualité

LONDRES Harry s’en est pris à un photographe devant une boîte de nuit de Londres, le blessant légèrement au visage. A 20 ans, le prince Harry, troisième dans l’ordre d’accession au trône après son père et son frère aîné William, semble déjà avoir du mal, comme sa mère Diana, à supporter l’intrusion incessante des médias, toujours avides de photos des «Royals » pour le juteux marché des «tabloïdes », les journaux à scandales.

Réputé noceur, le prince, à la carrure athlétique, quittait vers 3 heures du matin le club de Pangaea, à la clientèle dorée, à Piccadilly (centre de Londres) lorsque des photographes se sont agglutinés autour de sa voiture, le mitraillant avec leurs appareils.

«Le prince Harry a été frappé au visage par un appareil photo alors que les photographes se pressaient autour de lui et qu’il montait dans la voiture », a indiqué une porte-parole de Clarence House, la résidence londonienne du prince de Galles et de ses deux fils, William et Harry. «D’après ce que l’on comprend, c’est le geste de repousser l’appareil photo qui a provoqué la coupure d’une lèvre d’un photographe », a-t-elle ajouté, sans préciser si le prince portait des contusions.

Le photographe en question, Chris Uncle, de l’agence Big Pictures, a donné sa version des événements: le prince Harry «a sauté soudain hors de la voiture et bondi vers moi alors que je continuais de prendre des photos. Il a délibéremment repoussé l’appareil contre mon visage, ce qui a provoqué une coupure sur ma lèvre ».

«Il ne cessait de répéter: ’pourquoi faites-vous ça? Pourquoi est-ce que vous ne me laissez pas tranquille?’ », a raconté le photographe, qui n’a pas déposé plainte. Les gardes du corps du prince l’ont écarté des paparazzis et fait remonter dans la voiture. Les témoins l’ont décrit prostré, se tenant la tête entre les mains, tandis que la voiture s’éloignait.

Le prince Harry a la réputation depuis longtemps d’être, comme son frère William, très méfiant vis-à-vis de la presse. Il avait douze ans lorsqu’il a perdu sa mère, Lady Diana, décédée dans un accident de voiture à Paris en août 1997 alors qu’elle tentait elle-même d’échapper à une meute de paparazzis.

Après cette mort tragique, la famille royale avait conclu un accord avec les médias britanniques, dans lequel ceux-ci s’engageaient à respecter la vie privée des deux princes jusqu’à la fin de leurs études. Les journaux ont généralement refusé jusqu’ici d’acheter les photos prises par des paparazzis.

En échange, le palais organise régulièrement des rencontres soigneusement orchestrées avec la presse pour satisfaire la curiosité du public. Mais cet accord touche à sa fin maintenant que les princes entrent dans l’âge adulte et les journaux publient de plus en plus souvent des photos des princes avec des jeunes filles présentées hâtivement comme leurs petites amies.

Le prince Harry, après avoir passé une année à voyager en Australie et au Lesotho, a été admis en septembre à l’académie militaire de Sandhurst, dans le Surrey (sud de Londres), suivant ainsi la tradition familiale. Il avait déjà fait la «une » des journaux la semaine dernière: l’une de ses anciennes enseignantes au pensionnat d’Eton, en conflit avec l’établissement qui n’avait pas renouvelé son contrat, a affirmé avoir rédigé elle-même l’essentiel du projet qu’il avait présenté à l’épreuve d’art au A-level (équivalent du baccalauréat). Clarence House avait démenti.