Faits divers Inculpé pour l’assassinat d’Adrien-Denis Debouvrie, il attend son procès depuis huit ans. Motif ? Une enquête financière refusée "par manque de capacité."

Le service de police a refusé, "par manque de capacité", de procéder à l’enquête financière approfondie demandée par le parquet dans l’affaire Debouvrie, du nom de ce restaurateur bruxellois assassiné il y a huit ans rue des Bouchers. Le juge Michel Claise en tête, les magistrats spécialisés dénoncent l’insuffisance des moyens consacrés aux dossiers financiers.

La procédure ouverte après l’assassinat d’Adrien-Denis Debouvrie est à l’arrêt parce que le service de police, justifiant le "manque de capacité", a refusé de procéder à un complément d’enquête demandé par le ministère public. La procédure pénale est bloquée alors qu’il y a depuis 2009 un suspect inculpé d’assassinat.

Le parquet de Bruxelles annonçait déjà le 23 mars 2011 que ce suspect, Tarek L., allait devoir comparaître devant la cour d’assises. Nous sommes le 21 avril 2017. Six ans plus tard, ce suspect est toujours inculpé mais la situation n’a pas évolué d’un centimètre.

Ses avocats sont Suzanne Hage et Olivier Martins. Suzanne Hage contactée hier se pose les mêmes questions. "Tarek L. vit principalement aujourd’hui en Tunisie. Cela fait en effet huit ans qu’il est inculpé d’assassinat. Cette inculpation infamante l’accable. Il proclame son innocence et n’en peut plus de vivre avec ces soupçons et cette épée sur la tête. Cette inculpation l’a cassé. Il me dit que c’est bien à cause d’elle qu’il n’a plus été capable d’entreprendre ses activités dans l’horeca".

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