Faits divers L’homme d’affaires, qui nie, ira au tribunal pour faux, usage, détournement et abus de biens sociaux.

Ce sera de toute évidence LE procès de la rentrée : l’homme d’affaires Stéphan Jourdain est cité à comparaître le lundi 4 septembre prochain devant la 89e chambre correctionnelle de Bruxelles, pour y répondre de faits - qu'il nie - qualifiés de faux, usage de faux, détournement et abus de biens sociaux.

Pour faire bref, le parquet a ramassé en vrac dix-huit années d’activités professionnelles de Stéphan Jourdain et, après une quinzaine d’auditions espacées sur cinq ans et demi, estimé les charges suffisantes pour tenir ce procès pénal.

Les faits reprochés portent sur les activités de ses ASBL et autres sociétés développées depuis la fin des années 1990, notamment le Cercle de Lorraine et les Jardins d’Annevoie ainsi que les Laminoirs de Longtain que l’homme d’affaires de 58 ans a repris en 2015.

Selon le parquet toujours, le montant du préjudice serait colossal : de l’ordre de 20 millions d’euros.

Ce qui a déjà fait bondir M. Jourdain qui constate que personne ne s’est jamais plaint de quoi que ce soit, un peu comme s’il était accusé de crime sans cadavre.

Et ce n’est pas le moindre reproche adressé au ministère public par la défense de Stéphan Jourdain sur les méthodes accusatoires à sens unique employées par le parquet pour construire ce dossier sans désigner un juge d’instruction qui aurait instruit à charge et à défense, ni passer par la chambre du conseil ni la chambre des mises en accusation et permettre à la défense de s’exprimer sur la procédure suivie depuis le début.

Des critiques sur cette façon non contradictoire de procéder sont clairement apparues lors d’une audience préliminaire fin décembre 2016. Le tribunal les a entendues et y a fait droit en accordant à Stéphan Jourdain un long report - au 4 septembre 2017 - de neuf mois, de façon à lui permettre de préparer valablement une défense digne de ce nom, comme ce devrait être constamment le cas pour chacun dans ce pays sans qu’il y ait à discuter.

Hier, Me André Risopoulos, que nous avons souhaité contacter, n'a pu l’être.

Au parquet de Bruxelles, enfin, une réponse avait déjà été obtenue le 11 juillet, pour confirmer que la date du 4 septembre était maintenue.