Faits divers

La cour d'assises de Liège ne pourrait être suffisamment sécurisée et se montrerait trop exiguë

LIÈGE En 2008, la Cité ardente va connaître au minimum deux grands procès : celui d'Abdallah Aït Oud et celui de Marcel Habran et consorts, relatif, lui, à une quantité invraisemblable de braquages mais également à une dizaine d'assassinats dans le milieu du grand banditisme liégeois. Ne leur en déplaise, les 11 ou 12 personnes (une est en cavale) qui comparaîtront, en septembre prochain, devant le jury populaire ne sont pas des tendres. Se pose la question de la sécurisation des lieux.

L'actuelle cour d'assises de Liège est située au coeur du palais de justice. Un bâtiment classé où, du coup, on ne peut pas faire n'importe quoi. Le bâtiment compte un nombre important d'entrées et de couloirs ouverts au public. C'est tout cela qui pose problème à tel point que plusieurs magistrats se sont émus de la situation et envisagent de délocaliser le procès sur un autre site.

Plusieurs endroits sont envisagés, dont celui de l'ancienne Grand-Poste de Liège, un bâtiment de 1901 situé en bord de Meuse. Une délégation s'y est rendue pour envisager les mesures à prendre. La sécurisation des lieux y serait possible, sauf peut-être pour les toilettes. À l'heure actuelle, aucune décision n'est encore prise. Reste que cette question de sécurisation est relativement inquiétante. Elle devient tragi-comique, lorsqu'on sait que cela n'ira pas mieux pour autant dans les prochaines annexes du palais de justice en construction. En effet, les plans actuels, s'ils prévoient bien de nouvelles salles d'audience, n'en prévoient aucune qui serait assez sécurisée pour accueillir un procès tel que celui prévu en septembre prochain...



© La Dernière Heure 2008