Faits divers

Le procès de onze prévenus et deux asbl liées à la Scientologie à été remis au 24 novembre prochain, lundi en début d'après-midi.

Le procureur fédéral en charge a été victime d'un malaise ce week end et été placé en arrêt maladie.

Christophe Caliman devrait prononcer son réquisitoire le 24 novembre. La défense aura la parole le 30 novembre.


"Je n'ai forcé personne à travailler pour l'Eglise de scientologie"

La prévenue Jeannine V., ancienne directrice de l'Eglise de scientologie de Belgique, a affirmé plus tôt lundi, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, qu'elle n'avait obligé personne à travailler pour l'Eglise. Il lui est reproché d'avoir publié de fausses offres d'emploi, en 2007 et 2008. Selon l'accusation, ces annonces ne mentionnaient pas le lien avec l'Eglise de scientologie et ne précisaient pas que le travail n'était pas rémunéré.

Le président de la 69e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles, Yves Régimont, avait entamé ses interrogatoires concernant le volet "Actiris" du dossier.

Ce volet concerne l'asbl Eglise de Scientologie Belgique et deux de ses membres, Myriam Z. et Jeannine V. Cette dernière était directrice de l'Eglise en 2007 et 2008 lorsqu'ont été publiées des offres d'emploi pour l'Eglise de Scientologie, notamment dans les journaux toutes boîtes Vlan et Passe-partout.

"On a fait venir des gens qui ne savaient pas qu'il s'agissait de l'Eglise de scientologie, pour un travail administratif qui n'en était pas un, leur promettant un salaire qu'il n'y avait pas et qu'on empêchait en plus de partir", s'est exprimé le président.

La prévenue a contesté cette dernière affirmation. "Dès qu'ils venaient, ils voyaient bien que c'était l'Eglise de Scientologie et on les informait de tout. Ceux qui ne voulaient pas rester pouvaient partir. Moi, je n'ai jamais empêché qui que ce soit de s'en aller", a-t-elle dit.

Le juge a rappelé que cent-soixante-et-une personnes, parmi celles qui avaient répondu à ces offres d'emploi, avaient été entendues dans le cadre de l'enquête, et que toutes ont affirmé avoir cru signer un contrat de travail.

En réalité, elles avaient signé une déclaration d'adhésion comme membre de l'Eglise de Scientologie et il n'y avait donc pas de salaire mais des défraiements pour bénévoles.

"C'était clair que ce n'était pas un salaire", a dit la prévenue Jeannine V. Son ancienne collègue, Myriam Z., a quant à elle admis qu'il y avait eu une mauvaise formulation dans les premières annonces parues en juillet 2007 et que l'Eglise de Scientologie avait donc décidé de les modifier.

Mais, selon les enquêteurs, la même annonce était à nouveau parue en février 2008.