Faits divers C’est lui qui intéresse tant les policiers belges pour Zaventem et Strasbourg

Le Belgo-Marocain dont le ministère marocain de l’Intérieur a annoncé ce week-end l’arrestation sur son territoire en lien avec le vol de diamants début 2013 à Brussels Airport est Hassan Baghli, 36 ans, du quartier Cureghem d’Anderlecht, ultra-connu, fiché au grand banditisme belge depuis les années 1990.

Hassan Baghli est soupçonné au Maroc d’être l’auteur principal du hold-up à l’arme de guerre commis le 24 février 2014 à Tanger contre un fourgon de transport de fonds d’Attijariwa Bank. Des coups de feu avaient été tirés à la Kalachnikov. Le hold-up a rapporté 7 millions de dirhams, l’équivalent de quelque 625.000 euros.

Condamné à Bruxelles le 10 septembre 2002 à dix ans de prison ferme pour une dizaine de vols avec violences et braquages en trois mois, Hassan Baghli était décrit au procès comme un "truand sans foi ni loi".

Selon les autorités marocaines, Baghli était donc recherché en Belgique pour le hold-up aux diamants de l’an passé à Zaventem ayant rapporté au moins 38 millions d’euros.

Baghli est aussi recherché en France et à Bruxelles après le démantèlement du gang des super-truands Maâche/Bekhti qui préparait un hold-up spectaculaire fin d’année passée pendant les fêtes à Strasbourg. Un dépôt d’armes et explosifs avait été saisi.

En outre, les autorités marocaines ajoutent à la liste une attaque à main armée contre un hôpital belge pour organiser l’évasion d’un détenu, des tentatives d’homicide volontaire et, citant toujours Hassan Baghli, des braquages armés contre des dépôts de sociétés de transport de fonds en Belgique et aux Pays-Bas.

Dans l’hypothèse où l’implication de Baghli se confirmerait pour les faits de Zaventem, il y aurait deux "procès diamants", l’un à Bruxelles et l’autre au Maroc avec Baghli puisque le Maroc n’extrade pas les suspects marocains.

Révélée ce week-end, l’arrestation de Hassan Baghli date en fait du 8 mars. Lors de son procès de 2003 à Bruxelles, Baghli s’était vu rappeler que "la violence est la loi des brutes".

La violence, un mot que Baghli connaît bien, lui dont la bande criait aux témoins : "Les clés ou je te tire une balle dans la jambe" ou "Dégage ou j’te tue".