Faits divers

Autre point sur lequel la top-modèle n'a pas menti : elle a été éjectée d'un commissariat

BRUXELLES Selon nos infos, le chauffeur de taxi qui a recueilli la top-modèle Waris Dirie perdue à Bruxelles, a été entendu hier, à sa demande, par la police Bruxelles Capitale Ixelles. "Cela ne pouvait pas continuer. Je ne dormais et ne mangeais plus." Sa version n'est pas du tout contredite. Preuve en est qu'à l'issue de l'audition, vers 16 h 30, le parquet, ne retenant aucune charge, décidait de relaxer le taximan qui, dans l'audition, confirmait d'ailleurs la version qu'il nous livrait samedi.

À Vienne, personne n'a osé présenter le récit à Waris Dirie encore très faible, et hospitalisée. Les médecins, confirme son manager Walter Lutschinger, souhaitent tenir la jeune femme provisoirement à l'écart de la polémique. Quant à l'avocat de Waris, il cherchait à prendre contact avec un cabinet bruxellois. Il tenait pour prioritaire de se procurer la photo du taximan belge et de la présenter à Mme Dirie pour vérifier qu'il n'y avait pas méprise. Pour Me Gerald Gangzer, le récit prouve en tout cas que le taximan existait bel et bien comme le disait sa cliente et que celle-ci n'a pas menti non plus en affirmant avoir été conduite par lui dans un endroit en dehors de Bruxelles.

La DH peut ajouter ce 3e élément : selon nos infos, Waris, comme elle l'a aussi déclaré, s'est effectivement présentée dans deux commissariats et l'un d'eux (qui n'est pas à Bruxelles-ville), refusant, vu son état, de s'occuper de son cas, l'a éjectée : Waris a pu avoir l'impression d'être traitée comme une prostituée.

Cependant ce passage dans ce commissariat pas loin du centre-ville se heurte à un problème de preuve : il y a eu des témoins - à l'accueil, au rez-de-chaussée - mais ceux-ci se taisent pour éviter d'avoir à se justifier, et aucune fiche ni trace écrite de l'incident, n'a été conservée.



© La Dernière Heure 2008