Faits divers

Tarik Jadaoun avait proféré des menaces à l’encontre de la Belgique.

Un combattant de l’État islamique originaire de Verviers aurait été tué par l’armée irakienne après la reprise de Mossoul, rapporte RTL Info. Tarik Jadaoun, mieux connu sous le nom de guerre d’Abou Hamza Al-Belgiki, ne serait plus de ce monde, croit savoir RTL Info.

Ce Verviétois d’origine aurait été capturé puis tué par les forces irakiennes peu après la libération de la ville de Mossoul des mains de l’État islamique. Il aurait été jeté dans le vide en même temps que d’autres djihadistes faits prisonniers.

L’état islamique a annoncé la mort de son soldat belge via Telegram, l’application de messagerie prisée des djihadistes. Des proches de Jadaoun affirment d’ailleurs l’avoir reconnu sur une vidéo montrant sa mise à mort par l’armée irakienne.

Contacté par RTL, l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) n’a pas confirmé la mort du djihadiste belge de 29 ans, ne disposant pas suffisamment d’informations. Il avait revendiqué les attentats de Bruxelles. Tarik Jadaoun est donc loin d’être un inconnu des services de renseignement. Issu de la cellule terroriste de Verviers, il avait rejoint la Syrie en juin 2014 pour combattre dans les rangs de l’État islamique.

Tarik Jadaoun, considéré comme le "nouvel Abdelhamid Abaaoud" après la mort de ce dernier, avait notamment revendiqué les attentats de Bruxelles pour le compte du groupe terroriste. En 2015, un reportage de l’émission Complément d’Enquête diffusé sur France 2 montrait Tarik Jadaoun proférer des menaces à l’encontre de la Belgique. "Jamais vous ne serez en sécurité. Sachez juste que vous avez beau dormir, mais il y a des frères qui se cachent partout dans le monde. Ils attendent juste l’ordre et ils attaqueront. Nous allons détruire la Belgique", affirmait-il à l’époque.