“Les agents sont dégoûtés et indignés”

R. Le. Publié le - Mis à jour le

Faits divers

Aucun mouvement de grève n’est prévu mais un rassemblement pourrait avoir lieu début de semaine devant le palais de justice

BRUXELLES La nouvelle de la libération du meurtrier présumé d’Iliaz Tahiraj – décédé le 7 avril dernier – révélée par La Dernière Heure a eu l’effet d’une bombe dans les couloirs et les dépôts de la société de transports publics bruxellois. “Les agents sont dégoûtés”, indique Mourad, délégué CGSP. Il a été emprisonné à peine un mois et demi. Il est libéré et je mets ma main que tout ce qu’il va avoir, c’est le sursis.”

Un délégué permanent CSC, Oliver Rittweger, ne dit pas autre chose : “Il y a une très grande indignation dans le chef du personnel. Une indignation totalement justifiée. Il faut savoir que la plupart des agresseurs de nos agents sont restés en détention préventive beaucoup plus longtemps que le meurtrier d’Iliaz. Il l’a quand même agressé mortellement.”

Par communiqué, la CGSP a dit jeudi ne pas comprendre la levée de la détention préventive d’Alexandre V., le meurtrier présumé du superviseur de la Société des transports intercommunaux de Bruxelles Iliaz Tahiraj.

Sans pour autant s’immiscer dans les prérogatives de la justice, le syndicat socialiste ne comprend pas cette mesure “alors que la mort de notre collègue a suscité émoi et incompréhension tant au niveau du personnel que des utilisateurs des transports en commun, ainsi qu’auprès des citoyens”, souligne Yves Depas, secrétaire fédéral CGSP pour le secteur Tram-Métro-Bus, dans un communiqué.

De son côté, la Stib prend acte “avec étonnement” de la libération sous condition de l’agresseur de Monsieur Tahiraj, ajoutant que cette décision judiciaire n’autorise pas de recours de la part des parties civiles.

La société de transports en commun bruxellois confirme enfin dans son communiqué “sa détermination sans faille de collaborer à l’enquête pour aboutir le plus vite possible à un procès en vue d’une condamnation de l’auteur des faits devant le tribunal et de l’obtention de réparations envers les victimes de cet acte odieux”.

Par ailleurs, a priori, aucun mouvement de grève n’est à prévoir. En revanche, un rassemblement pourrait être organisé, lundi ou mardi, devant le palais de justice. La CSC devrait négocier avec la direction pour réquisitionner une trentaine de bus, en heures creuses. Des discussions auront lieu dans ce sens, aujourd’hui après midi.



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