Faits divers L’avis de la Commission des honoraires des avocats est attendu depuis bientôt un an.

Acquitté dans le dossier du Casino de Dinant, Richard Fournaux doit près de 400.000€ à ses avocats qui l’ont défendu dans cette affaire. Les montants sont énormes : 224.957€ à Me Remy et 125.556€ à Me Causin.

Le dossier est venu une première fois devant le tribunal civil de Dinant, début novembre 2016. Devant cette juridiction, l’avocat de Richard Fournaux a contesté cette note, demandant l’avis de la Commission des honoraires des avocats qui se prononcerait sur le montant réclamé et qui s’assurerait par ailleurs que Mes Remy et Causin ont agi déontologiquement durant la période où ils ont défendu le bourgmestre de Dinant. Demande accordée par le tribunal civil. "On a ainsi plaidé devant la Commission des honoraires des avocats, en juin 2017. Et depuis, plus rien", regrette amèrement Me Remy.

Un délai anormalement long pour celui à qui Richard Fournaux doit près de 225.000€. "Normalement, en un ou deux mois, l’avis de la commission doit être rendu. Ici, ça va faire bientôt un an. Je les ai déjà relancés une dizaine de fois en envoyant des lettres auxquelles je n’ai pas de réponses. Peu importe le sens dans lequel ira leur avis, à supposer même qu’ils rabotent mes honoraires, il est temps qu’ils se prononcent. Car, en attendant, je n’ai toujours pas touché un euro, même pas dix centimes !"

De son côté, Richard Fournaux regrette également le temps mis pour rendre un avis mais se montre néanmoins plus patient et compréhensif. "Il y a deux commissions : celle de Bruxelles pour Me Causin et celle de Dinant pour Me Remy. C’est un dossier de 10.000 pièces qui a duré près de 15 ans. Je comprends parfaitement que ça prenne du temps. Mais il est clair que ça me bloque dans tout. Je ne peux pas me projeter. Je dois refaire le toit de ma maison, je ne vais pas aller demander un prêt à la banque avec 400.000€ de dettes."

L’apurement des honoraires par le Casino de Dinant n’est par ailleurs plus d’actualité. "C’est intenable légalement", précise Richard Fournaux.

Dans ce dossier , tout le monde attend donc impatiemment l’avis de cette commission. Qui doit servir, rappelons-le, à éclairer le tribunal civil où il faudra par la suite encore plaider. "Le débat sera de savoir si c’est moi ou la Ville de Dinant qui va payer", conclut Richard Fournaux.