Faits divers Deux hommes comparaissent jeudi pour un vol à main armée dont le butin était estimé à 500.000 euros.

C’est l’un des derniers grands braquages commis à Bruxelles et il semble avoir été résolu dans la plus grande des discrétions. Jeudi matin, le procès de deux hommes nés en 1985 et 1986 s’ouvre devant la chambre qui traite les faits de grand banditisme au tribunal correctionnel. Le parquet de Bruxelles a confirmé, hier, l’arrestation de ces deux hommes, sans préciser quand ni de quelle manière elle avait été menée à bien.

Les deux hommes, V. N. et V. B., sont soupçonnés d’avoir commis un spectaculaire braquage dans la bijouterie Tiffany, boulevard de Waterloo, à Bruxelles, dans un édifice voisin du Portalis, le bâtiment où se trouvent les bureaux du parquet.

Les faits, commis un vendredi, vers 17h25, le 27 février 2015, se sont déroulés en l’espace de quelques minutes. Selon le compte-rendu des faits, relatés à l’époque par La DH , les deux hommes étaient entrés dans la bijouterie à visage découvert, tels de simples clients, avant d’exhiber chacun une arme de poing, tenant en respect l’agent de sécurité, le personnel et les clients.

Puis, sous la menace, ils ont forcé une vendeuse à remplir de bijoux un sac prévu pour l’occasion. Sans avoir tiré un seul coup de feu ni donné de coups, les deux voleurs, parlant dans un anglais maladroit, ont pris la fuite à pied, s’engouffrant dans le métro. Le butin était alors estimé à environ 500.000 euros, quelques jours après les faits.

Après une enquête minutieuse, deux suspects ont finalement été interpellés. Ils devront répondre de vol avec violence, avec menace, en bande et avec arme.